Tout sur Laurent Alexandre

Puisque nous sommes tous revenus, ou presque, au présentiel, j'ai envie de vous proposer un magnifique sujet à débattre autour de la machine à café : vous vous souvenez, durant la pandémie, certains se sont posé la question de savoir si les pays autoritaires, comme la Chine, par exemple, n'avaient pas mieux géré la crise sanitaire que nous. Le débat n'est d'ailleurs pas encore clos.

Le débat sur l'équipement numérique des classes continue de diviser les partisans d'une école plus à la pointe et leurs opposants, alors que la Wallonie dope progressivement ses budgets pour les projets " Ecole Numérique ". Au-delà des équipements, reste toutefois la question du bon usage de ces technologies pour soutenir l'apprentissage de nos enfants.

Dire à tout le monde, et aux jeunes en particulier, qu'il faudra apprendre à coder pour survivre dans le monde de demain est une idée stupide. C'est comme si on disait que demain, tout le monde peut devenir astrophysicien ou neurochirgien! Amid Faljaoui explique le coup de gueule du docteur Laurent Alexandre, un spécialiste de l'intelligence artificielle.

Le traditionnel forum économique, suivi du " walking dinner " de rentrée, avait cette année pour thème : " La mutation digitale : la plus grande révolution de l'histoire humaine ? "

L'introduction d'un gène humain dans le cerveau de singes, quelques mois après la naissance des deux premiers bébés humains " génétiquement augmentés ", témoigne du souhait de nombreux chercheurs de trouver un moyen d'augmenter scientifiquement le Q.I. des générations futures. Pour le meilleur... ou pour le pire ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, face à l'intelligence artificielle, certains observateurs ne plaident pas pour des spécialisations hyper pointues et pour des connaissances purement techniques. Ils prêchent plutôt pour que les enfants d'aujourd'hui acquièrent une série de compétences, en apparence basiques, telles que la créativité, la culture générale, la capacité à apprendre ou l'esprit critique.

A l'heure du tout numérique, le code est désormais présenté comme une solution magique pour décrocher un job. Les formations au codage pullulent, à l'attention de tous. Mais s'il est sympathique et bienveillant, le slogan "Tous codeurs" suscite toutefois de nombreuses interrogations. Car pour certains, la machine pourrait, un jour, remplacer les codeurs...

Les progrès de l'intelligence artificielle animent les débats entre technophiles et technophobes, entre sceptiques et partisans de machines à algorithmes. Mais tous s'entendent sur le retard pris par l'Europe, et donc la Belgique, face aux Etats-Unis et à la Chine. Que faire pour que notre pays joue un rôle dans ce marché prometteur? Plusieurs experts nous font part de leurs idées.

Les algorithmes intelligents débarquent en force dans les entreprises et, avec eux, leur lot de bouleversements. Cette nouveauté technologique nourrit pas mal de fantasmes et d'incertitudes. Au point que certains observateurs prédisent la disparition des managers et des CEO puisque l'intelligence artificielle sera en mesure de digérer et d'interpréter des montagnes de données. Et de prendre des décisions. Est-ce possible ? Et, si les managers demeurent, quelles seront les compétences requises pour diriger des équipes ou des entreprises ?

Ce n'est pas un ring, mais le décor feutré d'un restaurant étoilé. A gauche, Laurent Alexandre, chirurgien, auteur scientifique et grand spécialiste de l'intelligence artificielle. A droite, l'écrivain mondain Frédéric Beigbeder dont le dernier roman met en scène un anti-héros en quête de vie éternelle. A l'invitation de "Trends-Tendances", les deux facétieux se sont mis à table pour un duel à fleurets mouchetés.

Les progrès technologiques sèment le trouble. Beaucoup pensent que le numérique, l'intelligence artificielle et les robots sonneront le glas du travail humain. Mais Nicolas Bouzou, économiste et essayiste français, s'oppose totalement à cette vision. Dans son livre " Le travail est l'avenir de l'homme ", il y voit plutôt un puissant vecteur de progrès et d'emplois.

En ce début d'année 2018, Roger Cukierman, ancien président de la banque Edmond de Rotschild a raison de s'interroger sur l'avenir de nos enfants dans les colonnes du Figaro.