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Le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) estime que la Cour des comptes ne devrait pas rejeter l'entièreté du budget fédéral. "Ce n'est absolument pas à l'ordre du jour de réécrire maintenant tout le rapport", a-t-il indiqué mardi sur Radio 1.

En 2015, le taux des intérêts notionnels tombera à 1,63%, un plancher historique. Pour les entreprises, la facture sera lourde. Elles verront diminuer le montant qu'elles peuvent déduire de leur base imposable, ce qui les exposera à un impôt plus élevé, peut-on lire mercredi dans L'Echo et De Tijd.

Le taux des intérêts notionnels, qui permettent aux entreprises de réduire leur charge fiscale, est passé de 2,472% en 2013 à 2,630% en 2014. Ce changement de la fiscalité des sociétés obligera les entreprises à payer en tout une centaine de millions d'euros d'impôts supplémentaires, montant qui viendra gonfler les recettes de l'Etat fédéral, peut-on lire mercredi dans l'Echo.

ArcelorMittal est l'entreprise qui a le plus profité des intérêts notionnels en 2011, déduisant 1,597 milliard d'euros, affirme le PTB dans une étude. Au total, les vingt entreprises ayant le plus utilisé le système ont réalisé ensemble un bénéfice avant impôts de 7,9 milliards d'euros. La perte pour les finances publiques belges s'élève à 2,38 milliards d'euros, si on calcule l'impôt des sociétés (33,99%) à partir des intérêts notionnels déduits.

Les intérêts notionnels doivent être "ramenés à l'économie réelle", selon Philippe Godfroid, le président de l'Union des classes moyennes (UCM). Interrogé sur Bel RTL, la patron de l'organisation de défense des petits indépendants a jugé que le gouvernement pouvait réaliser des économies en rognant sur la déduction fiscale controversée.

Très controversés, en particulier du côté socialiste, les intérêts notionnels vont-ils être supprimés ? C'est ce que propose, non pas Elio Di Rupo, mais leur géniteur lui-même, à savoir Bruno Colmant !

Malgré une augmentation du montant total de l'impôt des sociétés des 500 plus grandes entreprises de Belgique de 2001 à 2008, la pression fiscale sur ces entreprises a fortement baissé sur la même période grâce à la hausse, plus forte encore, du gain fiscal qu'elles empochent via d'autres mesures.