Tout sur la poste

Le budget 2012 aurait certaines qualités. Mais Giuseppe Pagano, membre sortant du Conseil supérieur des finances, prévient : il faudra encore faire 3,7 milliards d'euros d'efforts supplémentaires chaque année à venir...

Plus de 400 personnes ont été licenciées par bpost en 2010, car elles étaient trop souvent malades, dénonce mercredi le responsable général du secteur à la CSC Transcom, André Blaise. Pour 2011, les chiffres semblent encore plus importants. L'entreprise publique explique qu'elle respecte la législation en la matière.

Bernard Delvaux, ex-n° 2 de La Poste et aujourd'hui patron de la Sonaca, pourrait bien remplacer Johnny Thijs au siège de CEO de Bpost. Le principal intéressé s'en défend... mais ne dirait pas forcément "non" à une telle proposition.

La Commission européenne a mené une enquête en juillet 2009 sur de vieilles aides publiques possiblement illégales accordées à Bpost (ex-La Poste). Ses conclusions ne devraient pas être connues avant octobre, ce qui repousse mathématiquement l'entrée en Bourse.

Yves Martrenchar, Ludo Bovré et Michael Anseeuw "montent" au conseil d'administration de la Banque de La Poste, entreprise détenue à parts égales par BNP Paribas et notre Poste. A leurs côtés, Wilfried Van Assche occupera le poste d'administrateur indépendant.

Actionnaire à 49,9 % de notre Poste, CVC viserait une introduction en Bourse pour le début de 2011 au plus tard. Candidat à une part importante du néerlandais TNT Post, il chiffrerait par ailleurs à 100 millions d'euros les synergies potentielles entre les deux opérateurs "courrier".

A quelques mois de la libéralisation des services postaux, La Poste opte pour un nom plus anglophone, bpost, et un logo modernisé même s'il conserve la couleur rouge et le cor postal. Histoire de "changer dans la continuité"... Ces transformations seront introduites graduellement à partir de septembre.

Membre du conseil d'administration de Spadel depuis 2004, Johnny Thijs, patron de La Poste, s'assied désormais au siège de président du minéralier. Il succède ainsi à Pierre Drion, dont le mandat était arrivé à échéance.

Les investisseurs particuliers se verraient réserver jusqu'à 35 % de l'entrée en Bourse de La Poste. Une opération qui pourrait rapporter jusqu'à 700 millions d'euros, pour une entreprise cotée qui se voit comme un investissement "en bon père de famille".

Ministre du Budget à la Région wallonne et à la Communauté française, André Antoine ne décolère pas : la baisse de 9 points en une semaine de la cotation financière européenne de la Belgique entraînerait, selon lui, un coût supplémentaire de 55 millions d'euros au gouvernement fédéral. Les syndicats poussent un cri d'alarme, la Bourse paraît garder son calme... tandis que La Poste pourrait bien ne pas entrer en Bourse comme prévu.

La Poste connaît désormais avec précision les attentes du gouvernement pour les cinq années à venir. Le conseil des ministres a conclu vendredi un accord sur le prochain contrat de gestion de notre service postal. Crucial, sachant qu'il devra travailler dès 2011 dans le contexte de la libéralisation européenne.

La Poste a mandé une banque d'affaires d'étudier une introduction en Bourse... sans fermer la porte à d'autres transactions, telles qu'un placement privé. Le fonds CVC, qui détient 50 % (moins une action) de son capital, peut se défaire de la moitié de cette participation dès cette année, et du solde dès la mi-2012.

Si la crise économique a pesé sur les volumes de courrier, le résultat opérationnel de La Poste n'en a pas moins augmenté de 8,2 % l'an dernier. Pour 2010, elle ambitionne d'obtenir des résultats "meilleurs qu'en 2009 ou au moins identiques" et de devenir "l'opérateur postal le plus solide et le plus fiable". Et face à la libéralisation totale du marché postal, prévue au 1er janvier 2011, son patron reste serein : les concurrents "viendront tôt ou tard : ils sont les bienvenus !"