Tout sur Joël Poilvache

Environ quatre personnes sur 10 estiment qu'il est plus difficile de trouver un emploi aujourd'hui qu'il y a cinq ans, ressort-il mardi d'une enquête menée auprès de 1.000 personnes par le bureau de recrutement spécialisé Robert Half. Les jeunes répondants pointent la trop longue durée de la procédure de sélection.

Le "ghosting" ou la disparition numérique semble être une nouvelle façon de rompre avec un employeur potentiel. Plutôt que de se fendre d'une quelconque explication quant à son désintérêt face à un poste pour lequel une personne postule, elle se contente du silence. Un comportement qui peut nuire à sa réputation professionnelle.

"Les entreprises belges craignent à juste titre que le départ des baby-boomers soit synonyme de perte importante des connaissances internes", écrit Joël Poilvache, directeur chez Robert Half, l'agence de recrutement spécialisée. La tranche d'âge la plus importante en Belgique est composée des personnes âgées de 50 à 65 ans, une génération qui part désormais massivement à la retraite.

Près de neuf employeurs sur 10 (88%) redoutent le départ des "baby boomers" d'ici quelques années, selon une enquête du cabinet de recrutement Robert Half. La Belgique s'apprête à voir 700.000 baby-boomers (travailleurs nés entre 1946 et 1964) quitter le marché du travail dans les années à venir.

Le Belge semble avoir ses petites habitudes quand il s'agit de postuler. Selon l'agence spécialisée en ressources humaines Robert Half, les Belges postulent pour un nouvel emploi suivant des schémas bien établis. Robert Half a déterminé quels étaient les jours de la semaine et les périodes de l'année les plus plébiscités lors de ses recherches.