Tout sur Japon

Les économistes sont de médiocres prévisionnistes mais ils sont parfois d'excellents plombiers. Leur boîte à outils fait actuellement beaucoup de bruit et, même s'ils ne parviennent pas à se mettre d'accord sur l'efficacité relative des outils dont ils se servent, ils reconnaissent tous que la vitesse de réaction des banques centrales a été adéquate.

La récession est de retour au Japon, qui a connu entre janvier et fin mars un deuxième trimestre de contraction d'affilée de son produit intérieur brut (PIB), alors que la crise du coronavirus commençait à frapper.

La crise actuelle du coronavirus plonge les économies mondiales dans la plus grande incertitude. Alors qu'on considère la période qui nous attend comme l'une des plus importantes récessions depuis la crise de 2008, voire depuis 1945, les experts tentent de déterminer à quelle courbe la reprise économique pourrait bien ressembler. Et les lettres de l'alphabet rentrent en jeu. Explications.

Le début de semaine avait été un peu plus clément sur les marchés, mais mercredi l'anxiété revenait en force, avec de sévères reculs sur les places européennes et une ouverture qui s'annonçait négative aussi à Wall Street.

C'était dans l'air, c'est désormais confirmé : le Comité international olympique et le Japon sont tombés d'accord pour reporter les Jeux olympiques de Tokyo d'environ un an.

La "Chinisation" de l'économie mondiale est un fait indéniable. La Chine joue aujourd'hui un rôle beaucoup plus important qu'en 2003 lorsque le SRAS l'avait frappée. La part de la Chine dans le PIB mondial en dollars est aujourd'hui proche de 16%, soit 4 fois plus élevée qu'en 2003 ; sa contribution à la production manufacturière mondiale a triplé et atteint désormais 31% ; le poids qu'elle représente dans les dépenses touristiques mondiales est passé de 3% en 2003 à 18% aujourd'hui.