Tout sur Isabelle Kocher

Une femme va succéder à une femme au sein de l'énergéticien français. Catherine McGregor, issue du secteur pétrolier, reprend le poste d'Isabelle Kocher à la direction générale.

Ironie de l'histoire: évincée de son poste de directrice générale, Isabelle Kocher quitte le groupe français sur un bilan bien meilleur que les prévisions des analystes.

Le conseil d'administration d'Engie, la maison-mère d'Electrabel, a entériné lundi le départ immédiat de sa directrice générale, Isabelle Kocher. Le terme de son mandat était fixé au mois de mai 2020. "Isabelle Kocher a par ailleurs, et par souci de cohérence, remis ce jour sa démission de son mandat d'administratrice d'Engie", précise l'entreprise dans un communiqué.

Malgré un baroud d'honneur et le soutien exprimé par divers hommes et femmes des milieux politiques et des affaires, Isabelle Kocher, la seule patronne d'une entreprise du CAC 40 en France, a été poussée vers la sortie par le conseil d'administration d'Engie. Son mandat à la direction du troisième groupe énergétique mondial n'a pas été reconduit.

Le conseil d'administration d'Engie a décidé jeudi, sans surprise, de ne pas proposer le renouvellement du mandat d'administrateur d'Isabelle Kocher à l'occasion de la prochaine assemblée générale du groupe, prévue en mai, ce qui mettra fin à ses fonctions de directrice générale, a annoncé la maison-mère d'Electrabel dans un communiqué. Le groupe entend en outre "clarifier ses options stratégiques" en répondant notamment à la question de la place du nucléaire dans le mix énergétique de la Belgique et de celle du gaz dans le mix français.

La directrice générale d'Engie Isabelle Kocher a défendu lundi le virage stratégique pris par l'entreprise, maison-mère d'Engie Electrabel, à partir de 2016, soulignant que son positionnement dans les renouvelables ou l'efficacité énergétique lui avait permis de renouer avec la croissance.

Vingt-deux restaurants britanniques de Jamie Oliver vont fermer. L'entreprise a déposé son bilan et s'est placée sous administration judiciaire. Plus de 1.000 emplois sont menacés.

Engie, maison-mère d'Electrabel, a procédé à une dépréciation de 615 millions d'euros sur la valeur du nucléaire belge dans ses comptes. Le groupe énergétique table désormais sur une prolongation des réacteurs Doel 4 et Tihange 3.