Tout sur Irlande du Nord

Le gouvernement britannique va déclarer lundi que "le seuil est atteint" qui lui permet de suspendre unilatéralement les dispositions douanières post-Brexit spécifiques à l'Irlande du Nord, au coeur d'un vif différend avec l'Union européenne.

Les pénuries d'essence au Royaume-Uni sont dues à des "achats de panique purs et simples", a affirmé lundi sur la BBC le président de l'association des stations d'essence britanniques (PRA), tandis que d'après la presse locale, le gouvernement envisage de faire appel à l'armée pour livrer du carburant.

"Trop optimiste" sur les livraisons de vaccins anti-Covid, l'UE veut muscler la production de masse pour mieux préparer les Vingt-Sept à la propagation des nouveaux variants, a affirmé mercredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Plus de sandwichs dans les rayons d'un supermarché britannique emblématique à Paris, impossible pour les Britanniques d'accéder à leurs séries préférées en streaming sous le soleil espagnol, approvisionnements suspendus, complications fiscales... Des entreprises et des consommateurs font face à une série de couacs dans les échanges commerciaux trans-Manche, quelques jours après le Brexit.

Les négociations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne reprennent ce mercredi dans un climat plombé par la volonté de Londres de revenir sur certains engagements, en violation assumée du droit international, s'exposant à de "graves conséquences" de la part de Bruxelles.

Fin 2019, la confiance était de mise par rapport à l'euro. La concrétisation du Brexit et la reprise des indicateurs économiques devaient soutenir la monnaie unique. A peine un mois et demi plus tard, le bilan est bien moins favorable. L'euro a chuté à 1,08 dollar, au plus bas depuis la victoire d'Emmanuel Macron au premier tour des élections présidentielles en avril 2017.

Quelle que soit l'opinionque l'on ait sur l'opportunité ou non de voir la Grande-Bretagne sortir de l'Union européenne, l'évolution de la situation depuis le référendum du 23 juin 2016 ne peut être perçue que comme un incroyable gâchis, dû à des fautes politiques majeures, tant du côté britannique que du côté européen.

Aval des autorités nord-irlandaises, douanes, TVA, future relation commerciale... Voici les principaux points qui ont fait l'objet jeudi d'un accord entre Londres et Bruxelles, principalement sur l'Irlande du Nord, et qui modifient l'accord de retrait précédent rejeté par le parlement britannique à trois reprises.

Des organisations criminelles pourraient profiter des trous dans les contrôles aux frontières en cas de Brexit dur (no deal), sans accord de retrait avec l'Union européenne, selon un nouveau rapport du Comité national d'audit (National Audit Office - NAO) relayé mercredi par plusieurs médias britanniques. Le document s'attarde sur les risques de fraude et de trafic (d'êtres humains).

Les discussions entre Européens et Britanniques sur le Brexit ont repris lundi à Bruxelles et l'équipe de Michel Barnier attend de savoir si Boris Johnson a accepté de modifier ses positions sur les points "problématiques" de son plan de sortie de l'UE.