Tout sur Iran

La "Chinisation" de l'économie mondiale est un fait indéniable. La Chine joue aujourd'hui un rôle beaucoup plus important qu'en 2003 lorsque le SRAS l'avait frappée. La part de la Chine dans le PIB mondial en dollars est aujourd'hui proche de 16%, soit 4 fois plus élevée qu'en 2003 ; sa contribution à la production manufacturière mondiale a triplé et atteint désormais 31% ; le poids qu'elle représente dans les dépenses touristiques mondiales est passé de 3% en 2003 à 18% aujourd'hui.

Des esplanades vides, une gare fantomatique et des lieux saints désertés - une série d'images satellite saisissantes révèle l'impact de l'épidémie de coronavirus sur certains des sites les plus fréquentés du monde.

Les Bourses mondiales cédaient à la panique lundi face à l'accélération de la propagation de l'épidémie de coronavirus au-delà de la Chine, et qui fait de plus en plus pression sur l'activité et la croissance économiques. A 10H30 (09H30 GMT), les places de Paris, Francfort, Londres, Madrid et Zurich chutaient de plus de 3%. Celle de Milan s'effondrait de plus de 4%. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro abandonnait 3,6%.

Fin 2019, la confiance était de mise par rapport à l'euro. La concrétisation du Brexit et la reprise des indicateurs économiques devaient soutenir la monnaie unique. A peine un mois et demi plus tard, le bilan est bien moins favorable. L'euro a chuté à 1,08 dollar, au plus bas depuis la victoire d'Emmanuel Macron au premier tour des élections présidentielles en avril 2017.

En ce 14 février, les seuls à avoir un peu de certitude sont les restaurateurs, qui devraient faire salle comble pour accueillir les amoureux de la Saint Valentin. Les autres seront, peut-être comme moi, avec le regard interrogateur tant cette fin de semaine laisse perplexe... J'ai plus que jamais l'impression, qu'en matière de média et d'information, une information chasse l'autre. Un jour, on nous dit que telle information est importante et le jour suivant, hop, la même information passe à la trappe!

Le raid américain visant à abattre le général iranien Qassem Soleimani a bousculé les marchés en ce début d'année. La crainte d'un conflit armé entre les Etats-Unis et l'Iran a crispé les investisseurs et fait chuter les indices... durant deux séances.

Le bras de fer entre Washington et Téhéran promet de se durcir, laissant redouter une guerre, mais un revirement de situation n'est pas exclu.