Tout sur IPM

La situation financière des Editions de l'Avenir est désastreuse et la restructuration s'avère donc nécessaire. Mais au-delà du sauvetage du journal, c'est surtout son futur qui se joue aujourd'hui dans un paysage médiatique en pleine ébullition. Les scénarios sont multiples, au sein et en dehors du groupe Nethys, et c'est le monde politique liégeois qui tranchera.

Les journaux dont la distribution est effectuée par bpost sont restés dans les imprimeries ce vendredi en raison du mouvement de grève, ont indiqué plusieurs éditeurs à l'agence Belga. Les quotidiens ont par contre été livrés en Région bruxelloise, où des sociétés privées sont en charge de la distribution. L'incertitude plane encore sur la livraison des éditions du week-end.

Le groupe IPM, éditeur de La Libre Belgique et de La Dernière Heure, a encore fait part à Nethys de son intérêt à un rachat du journal L'Avenir au début de cette semaine, répond son administrateur délégué François le Hodey. Plus tôt jeudi, le conseil d'administration de Nethys avait souligné n'avoir (encore) reçu aucune proposition officielle de rachat du journal.

Nethys n'a reçu aucune proposition officielle de rachat du journal L'Avenir de la part du groupe IPM, éditeur de La Libre Belgique et de La Dernière Heure, "ni d'aucun autre groupe de presse par ailleurs", indique jeudi son conseil d'administration. La société rappelle sa volonté d'intégrer ce journal au sein de son pôle télécommunications et médias, "ce qui permettra de renouer avec des résultats positifs à brève échéance".

L'an dernier, le nombre de demandes de rulings, une décision fiscale anticipée, a augmenté de 25%, la majorité des demandes sont des cas simples, elles n'émanent pas uniquement des multinationales, rapporte Le Soir lundi.

Le groupe IPM, éditeur notamment de La Libre Belgique et de La Dernière Heure, a bouclé un financement obligataire d'environ 15 millions d'euros, écrivent vendredi L'Echo et De Tijd.