Tout sur Infrabel

Le conseil d'administration de SNCF Réseau a nommé mercredi au poste de président-directeur général Luc Lallemand, l'actuel administrateur délégué d'Infrabel, a annoncé la société française. Il entrera en fonction le 1er mars à la tête de la société en charge de l'exploitation et de l'entretien des infrastructures ferroviaires en France.

Le tribunal de police de Bruxelles a déclaré, mardi, que la SNCB et Infrabel avaient fait preuve d'un manque de prévoyance et de précaution en matière de sécurité. Il a estimé leur part de responsabilité dans l'accident de trains survenu le 15 février 2010 à Buizingen, causant la mort de dix-neuf personnes, à deux cinquièmes chacune. Les deux sociétés sont condamnées à une amende de 550.000 euros.

Dans le monde du rail belge, Infrabel est à la fois cruciale et moins connue que la SNCB. Elle est responsable du réseau, gère le trafic. Son CEO, Luc Lallemand, dirige la société depuis sa création en 2005. A l'ombre des projecteurs. Et cela lui a fort bien réussi, malgré quelques remous récents.

Infrabel a réduit ses effectifs de 15.000 à un peu plus de 10.000 personnes depuis 2005. "Nous avons beaucoup gagné en productivité, mais cela ne signifie pas que nous exigeons l'impossible de notre personnel", commente son directeur des ressources humaines Nico Van Wijk.

Les relations entre la SNCB et Infrabel, la société gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire, ne sont pas au beau fixe. La première souhaite mettre davantage de trains sur certaines lignes et se dit gênée par le manque de coordination des travaux prévus par la seconde, rapportaient mardi les journaux de Mediahuis.

Infrabel a enregistré l'année dernière un bénéfice avant impôts de 36,4 millions d'euros. Ce bénéfice s'élevait à 48 millions en 2017 alors que les deux années précédentes étaient déficitaires. Ce résultat s'explique par "une gestion financière saine et la poursuite des efforts de rationalisation", affirme mercredi le gestionnaire du réseau ferroviaire. Infrabel a ainsi pu procéder à un transfert de 17 millions de la dotation d'exploitation au profit des investissements.

La relance des travaux du RER sur la ligne 124 entre Bruxelles et Nivelles est un élément très positif, a estimé jeudi matin le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot à l'occasion du coup d'envoi symbolique de ceux-ci à Braine-l'Alleud. "Tant pour la mobilité que pour le développement économique et le bien de tous", s'est-il ainsi félicité.

La ponctualité des trains n'est pas la seule à avoir souffert l'an dernier. Logiquement, la satisfaction des clients a également baissé, ont reconnu les responsables de la SNCB et d'Infrabel, mercredi en commission Infrastructure à la Chambre. "Il est temps de devenir une entreprise orientée client", a conclu la CEO de la SNCB, Sophie Dutordoir.