Tout sur Impôt sur la fortune

Le Premier ministre Michel a lu sa déclaration gouvernementale devant le parlement. L'accord sur le budget contient des bons points, mais les entrepreneurs, les actionnaires et les investisseurs restent avec un sentiment d'amertume. Si même ce gouvernement de centre droit cible le capital à risque, ce n'est pas un bon présage pour l'avenir.

Le ministre wallon du Budget Christophe Lacroix a écarté lundi l'introduction d'un éventuel impôt sur la fortune en Wallonie, la Région n'étant pas le niveau de pouvoir le plus approprié pour ce genre de prélèvement, a-t-il jugé en commission du Parlement.

Le PS plaide pour un impôt sur la fortune depuis 1985, sans arriver à l'imposer. Le débat est toujours aussi vif de nos jours, et notamment parce que le gouvernement s'est engagé à faire un glissement de la fiscalité, ce qu'on appelle un tax shift.

S'il désire tant instaurer un impôt sur la fortune, pourquoi le PS ne le fait-il pas là où il est au pouvoir, en Wallonie? La suggestion d'Hervé Jamar (MR), pleine d'ironie perfide, embête le parti socialiste.

Plusieurs dizaines de militants du Réseau pour la Justice fiscale (RJF), qui regroupe des syndicats, ONG et associations, ont mené une action vendredi place du Trône à Bruxelles pour demander au gouvernement d'aller chercher les moyens financiers nécessaires au fonctionnement de l'Etat et des services publics "en premier lieu auprès de ceux qui ont beaucoup d'argent".

Pour le patron "faisant fonction" du PS, mieux vaut faire payer les riches que de serrer encore la vis budgétaire, au risque de "toucher au coeur de la mission de l'Etat". Instaurer un impôt sur la fortune : est-ce réellement une bonne idée ? Pas forcément.

Pour combler le trou de 25 milliards d'euros dans le budget, certains en appellent à nouveau à l'instauration d'un impôt sur la fortune. Selon la Banque nationale pourtant, les Belges paient déjà 14 milliards d'euros par an de prélèvements divers sur les transactions et revenus du capital.