Tout sur HORECA

Alors que le secteur de l'horeca a enfin pu rouvrir, le consommateur doit souvent payer plus pour boire un verre ou profiter d'un bon repas. Horeca Vlaanderen estime qu'un peu plus de la moitié des exploitants d'un commerce horeca ont augmenté leur prix, lit-on samedi dans Het Laatste Nieuws.

Près de 3.000 entrepreneurs wallons ont signé, en moins de 24 heures, une lettre ouverte adressée au Comité de concertation qui se déroule ce mercredi. Ils demandent qu'on leur fasse "enfin" confiance pour aller vers "une approche positive plutôt que coercitive, transversale plutôt que sectorielle".

Sauf à vivre sur la planète Mars, chacun sait en Belgique que le secteur de l'HORECA est à l'agonie. Mais dans leur combat, les restaurateurs et les cafetiers viennent de recevoir une aide symbolique appréciable.

Les bourgmestres de la côte vont insister pour obtenir une autorisation de l'ouverture des terrasses dans l'horeca lors des vacances de Pâques, a annoncé mardi leur président Dirk De fauw. Ils estiment la mesure nécessaire pour disperser les touristes. Les bourgmestres réclament également qu'il soit permis aux bars de plage de vendre des consommations à condition qu'elles ne soient pas consommées sur place, ce qui fait actuellement l'objet d'un arrêté provincial d'interdiction.

Les bourgmestres des communes côtières espèrent voir le secteur de l'horeca rouvrir pour les vacances de printemps (vacances de Pâques). Cette réouverture était au menu d'une réunion de concertation entre ces mayeurs mercredi. La réouverture des terrasses et bars de plage a aussi été abordée. Les bourgmestres voulaient dégager une position commune à présenter au gouvernement, a fait savoir jeudi le bourgmestre de Bruges, Dirk De fauw (CD&V).

Le gouvernement a décidé jeudi d'un nouveau train d'aides pour les secteurs fortement touchés par la crise sanitaire. Au total, quelque 200 millions d'euros sont mis sur la table pour l'horeca, les métiers de contacts, le secteur hôtelier, les entreprises actives dans le B to B ainsi que pour certaines activités spécifiques comme les agences de voyages et les louageurs de costumes folkloriques.

Depuis le début de l'épidémie, les établissements horeca disent avoir accumulé plus de six mois de fermeture administrative. Une situation qui devient difficile à vivre, "aussi bien d'un point de vue financier, émotionnel que psychologique". Complètement démunies, les associations Hôtel Hautes Fagnes (AHHF) et Restaurants et Hôtels de Spa et Environs (ARHSE) expriment le désarroi du secteur dans une lettre adressée aux différents ministres compétents. Une pétition a également été lancée en ligne.

L'ouverture des restaurants réduira plutôt que n'augmentera le nombre de contaminations au nouveau coronavirus, selon une analyse des chiffres de l'Institut néerlandais de la santé publique et de l'environnement (RIVM), équivalent du Sciensano belge, réalisée par le ministère de l'Economie et du Climat et que la rédaction politique de RTL Nieuws a pu consulter.

Le comité de concertation, rassemblant les principaux ministres du gouvernement fédéral et les entités fédérées, a décidé la fermeture des cafés et des restaurants durant quatre semaines, ainsi que d'instaurer un couvre-feu nocturne entre minuit et 05h00 à l'échelle nationale.

"Drame social", "génocide", "irrespect". Le secteur horeca n'avait pas de mots assez durs vendredi soir pour décrire la décision du comité de concertation de fermer durant un mois tous les cafés et restaurants du pays pour lutter contre la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus. Les différentes fédérations disent ne pas comprendre sur quelle base scientifique s'appuie cette décision et rappellent les nombreux efforts accomplis ces derniers mois.

Le comité de concertation rassemblant les principaux ministres du gouvernement fédéral et les entités fédérées a décidé la fermeture des cafés et des restaurants durant quatre semaines ainsi que d'instaurer un couvre-feu nocturne entre minuit et 05h00 à l'échelle nationale.

C'est fait, le nombre de faillites va augmenter en Belgique et plus que probablement après cet été. Je ne suis ni devin, ni sorcier, c'est juste mécanique. Le gouvernement a décidé qu'à partir de ce mercredi 17 juin, il ne prolongera pas le moratoire sur les faillites. Dès lors c'est implacable : les faillites qui étaient au frigo depuis deux mois seront bientôt publiques...