Tout sur Hermès

La maison de luxe Hermès a signé en 2011 la plus belle année de son histoire, conclue sur un bénéfice net record en hausse de 40,9% à 594,3 millions d'euros, et le groupe compte choyer particulièrement ses actionnaires en leur offrant sept euros par titre, selon un avis financier publié jeudi dans le journal économique Les Echos.

Du géant LVMH au joaillier Tiffany, le luxe est rattrapé par la crise. Toutes les grandes maisons perdent des plumes en Bourse... voire se retrouvent complètement déplumées par des investisseurs pessimistes.

La maison française de luxe Hermès a réaffirmé lundi au début de son assemblée générale annuelle qu'elle n'était pas à vendre, en dénonçant "une série d'initiatives hostiles" depuis six mois destinées à la déstabiliser, allusion à l'intrusion de LVMH dans son capital fin octobre.

Hermès et Jean-Paul Gaultier ont cédé la totalité du capital de la marque prestigieuse au groupe espagnol Puig, déjà propriétaire des griffes Nina Ricci et Paco Rabanne notamment. Objectif avoué : donner un nouvel élan à la marque Jean Paul Gaultier.

Hermès discuterait avec plusieurs candidats pour le rachat des 45 % qu'il détient depuis 12 ans dans la maison Jean Paul Gaultier. Une marque difficile à valoriser, les estimations passant de dizaines à des centaines de millions d'euros.

La décision des héritiers de la famille Hermès de créer une holding de contrôle au dessus du groupe est supposée ôter à Bernard Arnault tout espoir de s'en emparer. Peut-être. Mais le patron de LVMH s'est assuré de pouvoir quand même gagner !

Hermès a trouvé la parade : afin d'éviter que ses actionnaires familiaux cèdent aux avances de Bernard Arnault, patron de LVMH, le groupe de luxe crée un holding regroupant plus de 50 % de ses parts.

C'est le spot hypra-léché de la semaine. Une audace artistico-sportive signée Hermès qui n'hésite pas à recourir au finger skate - traduction : la mini-planche à roulettes dirigée avec les doigts - pour présenter sa dernière collection d'accessoires de luxe sur le Net.

LVMH, n° 1 mondial du luxe, s'est invité au capital d'Hermès pour en devenir, par surprise, le deuxième actionnaire. Contre l'avis des héritiers du sellier, qui veillaient jalousement sur le contrôle du légendaire groupe familial. Le siège promet d'être long.

Les dirigeants du célèbre sellier demandent au patron de LVMH de renoncer à sa prise de participation annoncée le 23 octobre. Ils considèrent cette offensive comme inamicale et mettent en cause ses modalités.

LVMH a annoncé son entrée à hauteur de 14,2 % dans le capital d'Hermès, dont il n'entend pas "prendre le contrôle" mais dont il veut être "un actionnaire à long terme". Le n° 1 mondial du luxe, propriété du milliardaire Bernard Arnault, a la possibilité - et entend la concrétiser - de monter à 17,1 %.