Tout sur GSK

GSK annonce mardi un investissement de près de 100 millions d'euros pour son site de Rixensart, afin de "consolider et centraliser" ses activités de recherche et développement sur son site belge, confirmant ainsi "le rôle stratégique de la Belgique dans la recherche et développement des vaccins" de l'entreprise de recherche pharmaceutique et de soins de santé.

Vendredi dernier, une convention collective de travail prévoyant le licenciement de 386 cadres a été signée chez GSK, marquant la fin de la procédure Renault débutée en février.

Dans le contexte général de bien-être au travail, de nombreuses entreprises s'intéressent désormais aussi à la santé de leurs collaborateurs. Qu'elle soit physique ou psychique. Dans cette optique, les "workshops" sur la nutrition, longtemps considérés comme des gadgets, rencontrent un succès croissant.

Les géants de l'industrie pharmaceutique Sanofi et GSK ont annoncé mardi leur intention d'allier leurs forces "pour développer un vaccin avec adjuvant contre le Covid-19", une collaboration qui s'ajoute à un foisonnement d'initiatives visant à combattre la pandémie.

La mobilisation est sans précédent dans la communauté scientifique et au sein des organismes internationaux de santé pour trouver la parade à la première pandémie du 21e siècle. Mais comme pour tout vaccin, le chemin jusqu'à une production de masse s'annonce long.

Notre pays a pris, au fil des ans, beaucoup de mesures pour soutenir la recherche. Elles semblent toutefois encore insuffisantes pour garantir la capacité d'innovation des entreprises belges.

Une entreprise qui dégage plusieurs centaines de millions d'euros de bénéfices peut-elle procéder à un licenciement collectif ? La question a tourné dans les états-majors politiques depuis l'annonce du plan de restructuration chez GSK, qui devrait laisser 935 personnes sur le carreau. La situation est évidemment dramatique pour les familles concernées. Mais faut-il pour autant parler de scandale, de détournements de moyens publics (GSK, comme d'autres, bénéficie de copieuses aides à la recherche) et brandir la menace d'interdiction de ces " licenciements boursiers " ?

Le groupe britannique coupe dans ses effectifs mais confirme son ancrage en Wallonie dans ses activités stratégiques. Il entend simplifier son organisation pour maintenir sa position à long terme dans la vaccinologie.