Tout sur GSK

Notre pays a pris, au fil des ans, beaucoup de mesures pour soutenir la recherche. Elles semblent toutefois encore insuffisantes pour garantir la capacité d'innovation des entreprises belges.

Une entreprise qui dégage plusieurs centaines de millions d'euros de bénéfices peut-elle procéder à un licenciement collectif ? La question a tourné dans les états-majors politiques depuis l'annonce du plan de restructuration chez GSK, qui devrait laisser 935 personnes sur le carreau. La situation est évidemment dramatique pour les familles concernées. Mais faut-il pour autant parler de scandale, de détournements de moyens publics (GSK, comme d'autres, bénéficie de copieuses aides à la recherche) et brandir la menace d'interdiction de ces " licenciements boursiers " ?

Le groupe britannique coupe dans ses effectifs mais confirme son ancrage en Wallonie dans ses activités stratégiques. Il entend simplifier son organisation pour maintenir sa position à long terme dans la vaccinologie.

Les travailleurs du géant pharmaceutique GSK sont "abasourdis" par l'ampleur du plan de restructuration annoncé mercredi par la direction, a indiqué Michel De Bondt, représentant du syndicat chrétien CSC, alors que des assemblées du personnel sont en cours vendredi. Ils craignent une seconde vague de licenciements dans les prochaines années mais n'ont pas décidé de mener des actions ou d'arrêter le travail.

La rencontre entre les représentants du gouvernement wallon - Elio Di Rupo, Christie Morreale, Willy Borsus et Philippe Henry - et la direction de GSK Vaccines aura duré un peu moins d'une heure et demie. C'est à peu près tout ce que l'on saura ce jeudi, aucune information n'ayant filtré à l'issue de la réunion, à laquelle participait également la ministre fédérale de l'Emploi, Nathalie Muylle.

La restructuration annoncée par le groupe pharmaceutique GSK "ne doit pas être alarmante pour l'avenir du secteur biopharmaceutique en Belgique", a réagi jeudi la fédération sectorielle Essenscia, qui comprend néanmoins l'émotion suscitée par cette annonce et se dit à disposition pour accompagner au mieux les travailleurs dans cette réorganisation.

Un conseil d'entreprise extraordinaire se tient ce mercredi chez le géant pharmaceutique GSK. Dans les divisions belges du groupe britannique, où plus de 9.000 personnes sont employées, c'est l'inquiétude la plus totale. Une décision qui n'étonne pas Imdat Gunes, délégué principal FGTB. Mais pour lui, l'important reste maintenant de savoir combien d'emplois sont concrètement menacés. Interview.

La direction de GlaxoSmithKline (GSK) a convoqué un conseil d'entreprise extraordinaire mecredi à 13h00 sur son site de Wavre. Le contenu de l'annonce qui sera faite au personnel à cette occasion n'a pas filtré mais les syndicats s'attendent à une nouvelle importante.