Tout sur GSK

Les géants de l'industrie pharmaceutique Sanofi et GSK ont annoncé mardi leur intention d'allier leurs forces "pour développer un vaccin avec adjuvant contre le Covid-19", une collaboration qui s'ajoute à un foisonnement d'initiatives visant à combattre la pandémie.

La mobilisation est sans précédent dans la communauté scientifique et au sein des organismes internationaux de santé pour trouver la parade à la première pandémie du 21e siècle. Mais comme pour tout vaccin, le chemin jusqu'à une production de masse s'annonce long.

Notre pays a pris, au fil des ans, beaucoup de mesures pour soutenir la recherche. Elles semblent toutefois encore insuffisantes pour garantir la capacité d'innovation des entreprises belges.

Une entreprise qui dégage plusieurs centaines de millions d'euros de bénéfices peut-elle procéder à un licenciement collectif ? La question a tourné dans les états-majors politiques depuis l'annonce du plan de restructuration chez GSK, qui devrait laisser 935 personnes sur le carreau. La situation est évidemment dramatique pour les familles concernées. Mais faut-il pour autant parler de scandale, de détournements de moyens publics (GSK, comme d'autres, bénéficie de copieuses aides à la recherche) et brandir la menace d'interdiction de ces " licenciements boursiers " ?

Le groupe britannique coupe dans ses effectifs mais confirme son ancrage en Wallonie dans ses activités stratégiques. Il entend simplifier son organisation pour maintenir sa position à long terme dans la vaccinologie.

Les travailleurs du géant pharmaceutique GSK sont "abasourdis" par l'ampleur du plan de restructuration annoncé mercredi par la direction, a indiqué Michel De Bondt, représentant du syndicat chrétien CSC, alors que des assemblées du personnel sont en cours vendredi. Ils craignent une seconde vague de licenciements dans les prochaines années mais n'ont pas décidé de mener des actions ou d'arrêter le travail.

La rencontre entre les représentants du gouvernement wallon - Elio Di Rupo, Christie Morreale, Willy Borsus et Philippe Henry - et la direction de GSK Vaccines aura duré un peu moins d'une heure et demie. C'est à peu près tout ce que l'on saura ce jeudi, aucune information n'ayant filtré à l'issue de la réunion, à laquelle participait également la ministre fédérale de l'Emploi, Nathalie Muylle.

La restructuration annoncée par le groupe pharmaceutique GSK "ne doit pas être alarmante pour l'avenir du secteur biopharmaceutique en Belgique", a réagi jeudi la fédération sectorielle Essenscia, qui comprend néanmoins l'émotion suscitée par cette annonce et se dit à disposition pour accompagner au mieux les travailleurs dans cette réorganisation.