Tout sur Groupe des Dix

La Fédération des entreprises de Belgique a approuvé jeudi le projet d'accord social conclu le 8 juin dernier avec les syndicats, a-t-elle fait savoir par communiqué.

Comme attendu, les partenaires sociaux n'ont pas pu parvenir, mercredi, à l'unanimité sur l'accord salarial proposé par le gouvernement fédéral. Le gouvernement a donc les clés en main. Syndicats et employeurs sont prêts à négocier sur d'autres sujets, tels que le salaire minimum et les mesures de fin de carrière, a-t-on appris auprès des partenaires sociaux.

Les syndicats CSC et FGTB ont appelé mercredi à l'organisation, le 29 mars prochain, d'"une large journée d'actions assortie de grèves dans diverses entreprises et organisations du pays". Les syndicats exigent que les secteurs en bonne santé malgré la crise puissent accorder des augmentations de salaire supérieures à 0,4%. Le syndicat libéral, lui, n'appelle pas à la grève mais mènera des actions de sensibilisation.

Les partenaires sociaux du Groupe des Dix comptent élaborer un plan d'action global regroupant des mesures de soutien à l'économie face à l'épidémie de coronavirus mais également un plan de relance à plus long terme, indiquent-ils lundi dans une déclaration commune. Syndicats et employeurs souhaitent entrer en concertation avec les (pré)formateurs et le gouvernement fédéral qui pourrait être constitué dans les prochaines semaines.

Depuis plusieurs semaines, les médecins généralistes rédigent des certificats médicaux pour les travailleurs mis en quarantaine parce qu'un membre de leur famille a contracté le coronavirus. Lorsqu'un travailleur est malade, l'employeur doit continuer à lui verser son salaire pendant un moment. Or tous les travailleurs en quarantaine ne sont pas malades.

Le Groupe des Dix a décidé de reporter la procédure pour les élections sociales à l'automne, et ce en raison des mesures de confinement imposées par le gouvernement pour endiguer la propagation du coronavirus, rapporte mercredi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).

La FGTB, réunie ce mardi pour examiner l'évolution du dossier lié au salaire minimum, a décidé de "poursuivre son combat pour une augmentation substantielle des salaires les plus bas", a-t-elle fait savoir dans un communiqué. La proposition de 1,1% est jugée "inacceptable" par le syndicat socialiste.

Le Groupe des Dix, la plus haute instance de concertation sociale en Belgique, a présenté mardi après-midi au Premier ministre, Charles Michel, ainsi qu'aux ministres De Block (Affaires sociales) et Peeters (Emploi), le contenu du projet d'accord interprofessionnel 2019-2020. Les partenaires sociaux se sont mis d'accord sur le texte mardi à l'aube, après une vingtaine d'heures de négociation.

Le projet d'accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020, auquel ont abouti mardi à l'aube, après une vingtaine d'heures de négociations, patrons et syndicats réunis au sein du Groupe des Dix, fixe à 1,1% la marge maximale d'évolution du coût salarial pour la période 2019-2020 et ce, en plus de l'indexation des salaires.

Agoria, la fédération de l'industrie technologique, est satisfaite du projet d'accord auquel ont abouti les syndicats et les patrons mardi matin, à l'aube. Le résultat est "équilibré", a déclaré le CEO, Marc Lambotte. Les discussions autour du chômage avec complément d'entreprise (RCC, ex-prépension) ne compromettent pas les intentions du gouvernement en termes d'allongement de carrière, selon lui.