Tout sur Groupe des 10

Les Métallos FGTB disent "non" au projet d'accord social dégagé la nuit dernière par les partenaires sociaux du Groupe des 10, indiquent-ils mardi. "Nos négociateurs ont tout donné pour obtenir un accord social décent, mais malheureusement ils ont fait face à un patronat complétement insensible à nos revendications."

Le front commun syndical ne prendra pas part à la prochaine réunion de concertation sociale mercredi. Les syndicats ne souhaitent plus négocier avec le patronat une norme salariale de 0,4%, calculée par le Conseil central de l'économie. "Il est impossible de négocier des augmentations salariales suffisantes à l'intérieur d'un carcan aussi étriqué", affirment-ils mardi dans un communiqué.

Le Groupe des 10, le plus important organe de concertation sociale en Belgique, s'est réuni "virtuellement" mercredi soir pour se pencher, à la demande du gouvernement fédéral, sur un paquet d'une quinzaine de propositions de nature socio-économique, en réponse à la crise du coronavirus. Patrons et syndicats n'ont pas pu trouver d'accord sur ces propositions. La balle est de retour dans le camp de gouvernement qui devra trancher.

Une majorité d'avis négatifs s'est dégagée au sein du bureau de la FGTB wallonne, qui s'est réuni pour procéder à une première analyse du projet d'accord interprofessionnel (2019-2020) conclu plus tôt cette semaine au sein du Groupe des 10, a annoncé jeudi le syndicat socialiste.

Les partenaires sociaux, réunis au sein du Groupe des 10, lanceront en principe la semaine prochaine les négociations sur un accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020. La question de l'augmentation des salaires, via la fixation d'une norme salariale pour ces deux années, sera au coeur des discussions.

Les employeurs, qui ont été reçus mercredi par le Premier ministre Charles Michel, qui avait auparavant rencontré les syndicats, ont confirmé leur invitation aux syndicats à se retrouver au sein du Groupe des 10. "Mais nous voulons d'abord savoir si les syndicats ne vont pas décider de mener des actions", soulignait-on à la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) à l'issue de la réunion.

Michèle Sioen n'est pas une fan des grandes interviews, mais the leading lady de l'industrie belge à la tête de Sioen Coating et présidente de la FEB a des choses à dire. Elle souligne la nécessité d'une diminution des coûts salariaux et de l'énergie, d'une diminution de l'impôt des sociétés, d'un climat social serein et de plus d'innovation.