Tout sur gouvernement Michel

Grâce à un accord conclu en 2017 par le gouvernement Michel, les Belges peuvent, via leur déclaration fiscale, récupérer une partie du précompte mobilier qu'ils ont payé sur les dividendes. Sur les déclarations introduites en 2020, les ménages belges ont ainsi récupéré 57,2 millions d'euros, soit en moyenne 116 euros par ménage, rapporte L'Echo mercredi.

Avec l'introduction de la taxe sur les comptes-titres, le ministre des Finances Vincent Van Petegham (CD&V) fait du forcing. Cette nouvelle taxe arrive plus tôt que prévu pour étouffer dans l'oeuf les discussions fastidieuses sur l'impôt sur la fortune au sein du gouvernement Vivaldi. Le fait que l'argent récolté sera utilisé pour le financement des soins de santé n'est qu'un coup de communication.

Les syndicats, à l'origine du recours en annulation, sont particulièrement satisfaits de l'arrêt de la Cour constitutionnelle annulant jeudi le système de revenus complémentaires exonérés d'impôt à concurrence de 6.000 euros par an mis en place sous la législature précédente (gouvernement Michel). Mais ils demandent une solution urgente par rapport à la perte de pouvoir d'achat des personnes concernées.

La Belgique tourne la page 2019 avec un trou de plus de 2 milliards d'euros dans les recettes fiscales, rapporte samedi De Tijd samedi. Une croissance plus faible, des taux d'intérêt plus bas et moins de dividendes poussent le budget encore davantage dans le rouge.

Ces dernières années, les entreprises belges n'ont pas entièrement utilisé les mesures gouvernementales de modération des coûts salariaux pour réduire leurs prix. Elles ont plutôt augmenté leurs bénéfices, écrivent jeudi L'Echo et De Tijd. En conséquences, les exportations belges ont augmenté moins vite que dans les pays voisins.

La réforme de l'accès aux allocations d'insertion entreprise par le gouvernement Michel n'a pas amélioré l'accès des jeunes à l'emploi, selon une étude de la Banque nationale de Belgique (BNB) relayée par L'Echo et De Tijd, vendredi. Au moment de son entrée en vigueur, les responsables politiques présentaient pourtant cette mesure comme un incitant à l'emploi.

Conservateur dans les domaines économiques, sociaux et fiscaux, le gouvernement Michel s'était montré très "droitier" à propos des questions de sécurité et d'accueil des étrangers. Il ne s'est pas privé, souvent, de suivre les revendications policières en vue d'accroître les pouvoirs des forces de l'ordre.

Le gouvernement sortant se félicite d'avoir réduit considérablement le déficit budgétaire: de la poudre aux yeux, assure le député fédéral Hendrik Bogaert, membre du CD&V, qui a pourtant participé au gouvernement Michel, écrivent lundi 'Le Soir', 'De Standaard' et 'Het Nieuwsblad', une interprétation contestée par la ministre du Budget.