Tout sur Forem

Le taux de chômage des femmes en Wallonie a augmenté deux fois moins que celui des hommes dans la foulée de la crise sanitaire, indique lundi le Forem, en cette Journée internationale des droits des femmes. Cela ne veut pas dire que les femmes ont été épargnées par la crise, loin de là, Actiris, l'office régional bruxellois de l'emploi, estimant même que la crise du coronavirus a renforcé les inégalités et la discrimination des femmes face à l'emploi.

Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 4,4% en Wallonie en janvier par rapport au premier mois de l'année 2020, annonce lundi le Forem dans un communiqué. "Cette hausse reste toutefois en-deçà des pics constatés d'avril à juin 2020." Le taux de la demande d'emploi s'élève à 13,3% de la population active wallonne, contre 12,7% fin janvier 2020.

Pour arriver à un taux d'emploi de 80% d'ici 10 ans, il faudra créer 600.000 nouveaux emplois, selon l'analyse de la fédération de l'industrie technologique Agoria en collaboration avec les offices de l'emploi Actiris, Forem et VDAB. Pour les pourvoir, il sera nécessaire de mettre à l'emploi des personnes pour l'instant inactives, a-t-on affirmé mercredi.

Pour faire face à l'impact de la crise sanitaire sur l'emploi, le gouvernement wallon vient d'adopter la mesure "Tremplin 24 mois +" qui vise à remettre sur le marché du travail des chercheurs d'emploi depuis plus de 24 mois dans quatorze secteurs d'activités où les besoins de main d'oeuvre se sont accentués en raison du covid-19. La mesure, liée à une enveloppe de plus de 4 millions d'euros, entrera en vigueur à la mi-décembre, a annoncé l'exécutif régional mardi soir.

Le Forem publie des dizaines d'offres d'emploi pour des emplois liés à la crise du coronavirus, dont pour des profils de techniciens dans les laboratoires de testing, confirme le porte-parole du Forem, Thierry Ney dans les titres Sudpresse mardi. Une trentaine de postes sont aussi à pourvoir chez Novasep qui travaille avec AstraZeneca en vue de produire le vaccin contre le Covid-19.

La Wallonie dénombrait 213.421 demandeurs d'emploi inoccupés (D.E.I.) à la fin du mois de septembre, en progression de 2,1% par rapport à la même période l'année dernière, indique le Forem jeudi.

La Wallonie dénombrait, fin août, 222.481 demandeurs d'emploi inoccupés (D.E.I.), selon les statistiques du Forem publiées mardi. Bien que la demande d'emploi reste orientée à la hausse, comparativement à août 2019, cette augmentation (+3,6 %) est de moindre ampleur que celle observée au cours des mois précédents.

Le chômage, orienté à la hausse depuis la crise du coronavirus, a continué d'augmenter en juillet, le sud du pays comptant 219.458 demandeurs d'emploi inoccupés à fin du mois, soit +3,8% qu'en juillet 2019, annonce lundi le Forem. La hausse est toutefois de moindre ampleur que celle observée sur base annuelle au cours des trois mois précédents.

L'observatoire bruxellois de l'emploi et de la formation, view.brussels, a publié vendredi sa liste officielle de fonctions critiques, pour lesquelles les employeurs peinent à recruter. Elle compte cette année 112 métiers, soit 12 de plus que l'an dernier.

L'office wallon de l'emploi a développé son service d'inscription à distance afin d'aider les nouveaux demandeurs d'emploi pendant cette période de relance économique, tout en respectant les règles de distanciation sociale. Ses équipes connaissent un pic d'activité pour ce public spécifique à partir du mois de juin.

Le nombre de demandeurs d'emploi inoccupés (DEI) a baissé en Wallonie de 1,9% en octobre par rapport au même mois de l'année précédente pour s'établir à 214.017, selon les chiffres publiés lundi par le Forem.

Du 8 au 12 octobre, le Forem et le VDAB vont unir leurs forces pour encourager la mobilité interrégionale, à l'occasion de la semaine du "travail en Flandre", a indiqué vendredi l'organisme wallon de service à l'emploi qui a aidé plus de 27.000 Wallons à trouver un emploi en Flandre l'an dernier.

À défaut de mesures de la part des politiques, pas moins de 584.000 postes resteront vacants en 2030. C'est ce qu'il ressort de l'étude conjointe d'Agoria, du cabinet de consultance Roland Berger et des organismes publics régionaux de l'emploi. Au total, pas moins de 95 milliards d'euros risquent de passer sous le nez de l'économie belge d'ici 2030.