Tout sur fiscalité

Voitures de société, taxes sur les plus-values, bonus logement, exonération du précompte sur les revenus de l'épargne... Le monde politique doit oser mettre entre parenthèses tous les tabous de la fiscalité belge pour réussir une réforme fiscale efficace, affirme Ivan Van de Cloot.

"Les jours des fiscalistes agressifs sont comptés", a lancé voici quelques jours le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici. Il présentait un paquet ambitieux destiné à lutter contre l'évasion fiscale des multinationales au moyen de deux projets de directives.

De bons points mais surtout de vraies faiblesses : ainsi les experts interrogés par Le Soir jugent-ils le plan anti-fraude fiscale de notre ministre des Finances, discuté ce vendredi à la Chambre. La notion même de "fraude fiscale grave" pourrait provoquer des dénonciations "en quantité industrielle".

Voitures de société, précompte immobilier, tax shelter... les cibles de l'économiste sont nombreuses. Elles poursuivent un même but: soutenir une croissance durable et réduire les inégalités.

La Belgique fait partie des nombreux pays qui ont à la fois "un besoin potentiel de réduire une pression fiscale relativement élevée sur le travail" et "de l'espace pour augmenter les taxes les moins distorsives", estime la Commission européenne dans un rapport, relayé mardi par De Tijd et l'Echo.

Le milliardaire américain Donald Trump a présenté lundi un plan de simplification fiscale qui bénéficierait selon lui à tous les Américains sauf aux très riches, y compris lui-même, a-t-il assuré.