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On reste encore abasourdi devant l'ampleur du scandale Wirecard. La déconfiture de la principale fintech allemande, dont la valeur a culminé à 24 milliards d'euros en 2018, fait penser avec effroi à une version européenne d'Enron et nous interroge à nouveau, à 20 ans d'écart, sur le rôle des autorités de contrôle, des agences de rating, des administrateurs et des réviseurs. Arthur Andersen ne se remettra jamais de l'affaire Enron. Et aujourd'hui, EY, le réviseur de Wirecard, est sur la sellette.

C'est l'un des multiples paradoxes de cette crise extraordinaire. C'est l'excellent Marc Fiorentino, l'auteur de la lettre d'information Meilleurplacement.com, qui a attiré mon attention sur le sujet suivant. Vous savez que tout le monde parle de la crise actuelle en la comparant avec celle de 1929. Et cela ne fait pas nécessairement plaisir à entendre car c'était une époque très dure, avec des cohortes de chômeurs et des banquiers qui se suicident ; en tout cas, c'est l'image que l'on s'en fait rapidement quand on évoque 1929.

A-t-on dépassé depuis quelques mois le pic de la consommation de pétrole ? C'est l'hypothèse avancée par Mark Lewis, global head of sustainability research chez BNP Paribas Asset Management.

Le champion de logement chez l'habitant a levé un milliard de dollars pour passer la crise. Il indemnise les hébergeurs qui subissent des annulations. Il pense être armé pour les mois à venir où les vacances pourraient être plus modestes.

Le voyagiste britannique en difficulté Thomas Cook a engagé une course contre la montre afin de trouver des financements supplémentaires d'ici ce week-end pour éviter une retentissante faillite et un rapatriement massif et coûteux de touristes.

Les banques sont confrontées à des multiples problèmes. Il y a les mauvais crédits, la concurrence des fintechs, les produits toxiques, les fonds propres trop faibles, les taux d'intérêt trop bas, etc. Toutefois, un autre risque plus discret mais tout aussi important pèse sur elles ces dernières années. Celui d'être submergées par des vagues d'argent sale.

Deutsche Bank envisagerait de mettre sur pied une "bad bank", dans laquelle seraient logés jusqu'à 50 milliards d'euros d'actifs risqués, rapporte lundi le Financial Times sur base de sources proches du dossier.

"Des titres complexes jugés coupables lors de la crise sont de retour", "La popularité des prêts 'intérêts-seuls' alimente la crainte de défaillances en hausse", "Les banques prêteuses semblent condamnées à refaire les erreurs du passé". Voilà les titres de trois articles récents du Wall Street Journal et du Financial Times... Et tous de s'interroger : capacité stupéfiante des hommes à l'oubli ? Incapacité à tirer les leçons du passé ? Inébranlable stupidité de nos semblables ?

Olivier Goudet, président du conseil d'administration d'AB InBev, sera remplacé lors de l'assemblée générale annuelle du géant de la bière le 24 avril, rapportent mardi soir L'Echo et De Tijd, citant le Financial Times