Tout sur FGTB

La FGTB, la CSC et la CGSLB dénoncent mercredi, dans un communiqué commun, que certaines entreprises de titre-services rappellent les aide-ménagères au travail, en pleine crise sanitaire liée au coronavirus. Ils déplorent que le secteur reste considéré par le gouvernement fédéral comme "indispensable". La Fédération wallonne des entreprises d'insertion (AtoutEI) se fend de son côté d'une lettre ouverte pour dénoncer les mesures de soutien du gouvernement flamand pour les entreprises qui décident de maintenir leurs prestations.

Les demandes de chômage temporaire doivent être introduites tant par les travailleurs que par les employeurs mais ces derniers tardent à agir, ce qui pourrait provoquer des retards dans le paiement des indemnités. "Sur les 400.000 demandes reçues par les syndicats, seules 10 ou 15% viennent des employeurs", a regretté Miranda Ulens, secrétaire générale de la FGTB, dimanche, dans l'émission De Zevende Dag.

Robert Vertenueil, président de la FGTB, et Raoul Hedebouw, porte-parole et député du PTB, ont tous deux exprimé mercredi matin en radio leur incompréhension face à une liste de secteurs "essentiels" jugée très (trop) étendue, et leur regret que certains employeurs ne semblent pas vouloir tenir compte des consignes de distanciation sociale pour éviter les risques de contamination entre travailleurs.

La reprise de la Sabca par la Société Fédérale de Participations et Investissements (SFPI) et Sabena Aerospace annoncée vendredi permettra de donner un second souffle au groupe aérospatial belge après trois ans de transformation, a estimé son patron Thibauld Jongen. A l'entendre, l'entreprise "revient de loin". Il se félicite du retour du caractère profondément belge de la Sabca et de la complémentarité à venir avec Sabena Aerospace.

Un conseil d'entreprise extraordinaire se tient ce mercredi chez le géant pharmaceutique GSK. Dans les divisions belges du groupe britannique, où plus de 9.000 personnes sont employées, c'est l'inquiétude la plus totale. Une décision qui n'étonne pas Imdat Gunes, délégué principal FGTB. Mais pour lui, l'important reste maintenant de savoir combien d'emplois sont concrètement menacés. Interview.

Bien que l'entièreté des chiffres pour 2019 n'ait pas encore été dévoilée officiellement par l'Office national de l'emploi, ce dernier soulignait dans un communiqué diffusé lundi, à l'occasion de la publication des données de décembre, que le nombre de chômeurs complets indemnisés (CCI) (demandeurs d'emploi et non-demandeurs d'emploi) s'établissait à 391.038 pour 2019, soit un niveau "en dessous des 400.000 unités pour la première fois depuis 1980".

La campagne de la FGTB "Fight for 14€", pour une augmentation du salaire brut minimum à 14 euros de l'heure (soit 2.300 euros/mois), s'est déclinée jeudi en un débat à la Maison des parlementaires. "Notre pétition a déjà récolté 70.000 signatures. Cela nous renforce dans la légitimité de notre revendication", commente Nicolas Depret, porte-parole.

Les aide-ménagères du secteur des titres-services se mobiliseront pour mener des actions le jeudi 28 novembre afin de réclamer une hausse de leurs salaires, annoncent mardi la FGTB et la CSC. Un rassemblement sera notamment prévu en matinée à la gare du Nord à Bruxelles.

La FGTB, réunie ce mardi pour examiner l'évolution du dossier lié au salaire minimum, a décidé de "poursuivre son combat pour une augmentation substantielle des salaires les plus bas", a-t-elle fait savoir dans un communiqué. La proposition de 1,1% est jugée "inacceptable" par le syndicat socialiste.

Le discours du syndicat socialiste n'a pas changé d'un iota: "Il faut trouver un autre système de financement à la sécurité sociale". Mais si l'idée de plus faire participer à la répartition des richesses les revenus autres que ceux du travail n'est pas neuve, on devrait y voir plus clair au mois de novembre sur les modalités envisagées par la FGTB pour y arriver, a indiqué lundi le président Robert Vertenueil lors de la présentation du baromètre socio-économique de la FGTB.

Un accord sectoriel a été conclu au sein du comité paritaire 310, dont font partie les presque 51.000 travailleurs du secteur bancaire. Pour la période 2019-2020, ceux-ci auront droit à une prime unique de 200 euros net. Dans les rangs syndicaux, on se dit déçu de cette faible hausse du pouvoir d'achat "mais mieux vaut un accord sectoriel que pas d'accord du tout", y réagit-on. Autre élément surprenant qui est y inscrit: "le droit à la déconnexion", selon lequel les salariés ne doivent pas être connectés en dehors de leurs heures de travail.

Le déficit de la Sécurité sociale se creuse davantage que prévu cette année et devrait dépasser les trois milliards d'euros, ont prévenu jeudi les responsables des trois grands syndicats dans la presse à la veille d'une réunion du comité de gestion de la Sécu, composé paritairement de représentants des organisations d'employeurs et des syndicats.