Tout sur Fevia

La deuxième vague de la pandémie de coronavirus est bel et bien là. Si le gouvernement n'a pas imposé un nouveau confinement aux citoyens et aux entreprises, les nouvelles mesures restrictives plongent malgré tout la Belgique dans de nouvelles incertitudes. Si beaucoup d'entreprises tentent de faire le gros dos, d'autres s'adaptent et espèrent, tant bien que mal, amortir le choc... Voire tirer parti de la situation.

La Fédération de l'industrie alimentaire belge, la Fevia, demande samedi que le plan en cours d'élaboration pour soutenir l'horeca tienne compte des fournisseurs. "Toute une chaîne se cache derrière le secteur", argumente la fédération, après la décision vendredi soir du Comité de concertation de fermer les cafés et les restaurants pendant quatre semaines.

La Fevia, la Fédération de l'industrie alimentaire belge, note une augmentation des exportations mais un recul des ventes sur le marché intérieur. Les produits belges s'exportent donc mieux qu'ils ne se vendent sur le marché domestique. L'industrie alimentaire belge recherche en outre des travailleurs. "Nous avons 1.500 postes à pourvoir auxquels s'ajoutent 36 nouvelles offres d'emploi chaque jour", déclare Jan Vander Stichele, le nouveau président de la Fevia et président du conseil d'administration de Lotus Bakeries.

L'industrie alimentaire est devenue en 2017 le plus gros investisseur industriel du pays, selon le rapport annuel économique de Fevia, la fédération de ce secteur. Les investissements de l'industrie alimentaire sur le sol belge ont en effet atteint un montant record d'1,8 milliard d'euros l'an dernier, en augmentation de 7,6% par rapport à 2016, détaille Fevia. Dans un même élan, les emplois dans le secteur se sont multipliés (+1,9%) pour atteindre 90.738 postes (75.503 ETP), auxquels s'ajoutent 140.644 emplois indirects, liés aux fournisseurs.

Le chiffre d'affaires de l'industrie alimentaire belge a augmenté en 2016 de 2,9%, a annoncé mercredi la fédération sectorielle Fevia lors de la présentation de son rapport annuel. L'évolution positive est cependant à nuancer, car elle est poussée par les exportations lointaines, tandis que la consommation domestique est en baisse d'1,7%.

L'industrie alimentaire belge craint que les entreprises actives dans les secteurs du lait et de la viande perdent du chiffre d'affaires en raison d'une nouvelle réglementation française rendant obligatoire la mention de l'origine du lait et de la viande utilisés comme ingrédients dans les aliments. "Protectionnisme", dénonce la Fevia.