Tout sur FESF

C'est ce lundi qu'a pris fin le troisième programme d'aide au pays. une page traumatisante se tourne, mais l'avenir reste lourd d'incertitudes.

Le Sénat a dit "oui" au Mécanisme européen de stabilité par 46 voix "pour", 4 "contre" et 16 abstentions. Sur ses 700 milliards d'euros de capital social maximal, 24 milliards d'euros de souscription seront assurés par la Belgique, qui libérera 2,8 milliards en espèces.

"L'Espagne va devoir prendre une décision, et je pense qu'elle doit se placer sous la protection du Fonds de stabilité financière cause de ses banques", estime un proche d'Angela Merkel. Mais un compromis sur l'Espagne pourrait être trouvé au niveau européen.

L'Espagne estime qu'"austérité et croissance" sont compatibles et ne fera pas appel à une aide extérieure pour recapitaliser ses banques, selon le ministre de l'Economie, son homologue allemand saluant les efforts "impressionnants" du pays.

La ministre autrichienne des Finances a dévoilé, en primeur, les détails du relèvement à 800 milliards d'euros du pare-feu européen anticrise. A la grande colère de Jean-Claude Juncker, patron de l'Eurogroupe, à qui échoit ce privilège.

Standard & Poor's a abaissé d'un cran la note du Fonds européen de stabilité financière. Sans vraie surprise. Si le patron du FESF se veut rassurant, le président de la BCE avoue son pessimisme. Il n'est pas le seul.

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a levé lundi 3 milliards d'euros d'obligations de pays fragiles à des taux plus élevés que lors des émissions précédentes affirme l'institution. Et ce, alors que le Japon soutient timidement le FESF.

Les trois agences des de notation Standard and Poor's, Moody's et Fitch ont confirmé la note de solvabilité "triple A" du Fonds de secours des pays en difficulté de la zone euro (FESF).

Les ministres européens des Finances ont conclu un accord visant à imposer, aux banques, de relever à 9 % leurs fonds propres "durs". Elles devraient ainsi lever plus de 100 milliards d'euros dans le cadre d'une opération hautement critiquée.

La zone euro libère la 6e tranche d'aide financière à la Grèce, à hauteur de 8 milliards d'euros. D'autres points cruciaux n'ont pas encore été tranchés, parmi lesquels le renforcement du Fonds de stabilité financière. Une opération qui inquiète certains.

Après un premier vote négatif, le Parlement slovaque a approuvé le renforcement du FESF. Moyennant l'organisation d'élections anticipées dans ce petit pays de 5,4 millions d'habitants, qui a failli dynamiter les efforts européens pour enrayer la crise de la dette.

Les députés slovaques ont rejeté mardi soir le renforcement du Fonds de secours financier de la zone euro, une décision qui risque d'aggraver la crise de la dette dans l'Union monétaire, mais un possible second vote se profile déjà pour les jours à venir.

Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, se déclare favorable, dans un entretien au Financial Times de vendredi, à l'augmentation des moyens de la Facilité européenne de stabilité financière (FESF), actuellement équipée à hauteur de 440 milliards d'euros pour venir en aide aux pays en détresse financière. Il appelle aussi l'Allemagne à accepter la création d'euro-obligations.