Tout sur Fédération Horeca Bruxelles

"Drame social", "génocide", "irrespect". Le secteur horeca n'avait pas de mots assez durs vendredi soir pour décrire la décision du comité de concertation de fermer durant un mois tous les cafés et restaurants du pays pour lutter contre la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus. Les différentes fédérations disent ne pas comprendre sur quelle base scientifique s'appuie cette décision et rappellent les nombreux efforts accomplis ces derniers mois.

La fédération horeca Bruxelles demande "dès maintenant" de nouvelles aides et primes adaptées pour les établissements du monde de la nuit, directement concernés par la fermeture anticipée des bars dans la capitale depuis lundi. "On ne peut imposer une restriction, sans compensation adéquate", a indiqué la fédération mercredi dans un communiqué.

Depuis l'annonce des mesures de confinement imposées par le gouvernement fédéral dans le cadre de la crise du coronavirus, la Fédération Horeca Bruxelles reçoit des appels de panique de la part des restaurateurs, indique Philippe Trine, le président de la coupole. "Nous sommes débordés par un trop plein de questions de membres inquiets."

"Des mesures politiques fortes doivent être prises", réclame lundi la Fédération Horeca Bruxelles. Jeudi dernier, L'Echo révélait que six établissements situés dans l'hyper centre de la capitale avaient introduit une procédure en réorganisation judiciaire dans le but d'éviter la faillite.

Dans un récent arrêt, le Conseil d'Etat annule une décision de l'administration fiscale de 2014 permettant d'infliger des amendes aux restaurateurs n'ayant pas installé la fameuse "boîte noire". Le SPF Finances réaffirme pour sa part la légalité des amendes, expliquant se fonder sur un arrêté royal de 2016, lui aussi contesté par la profession.