Tout sur Febeliec

Les entreprises industrielles belges paient entre 7 et 27% plus cher leur électricité par rapport à la moyenne constatée dans les pays voisins, selon une étude de Deloitte menée à la demande de Febeliec, la fédération des consommateurs d'énergie industriels. Cette dernière appelle les gouvernements et régulateurs, fédéral et régionaux, à mettre en oeuvre une norme énergétique, en introduisant des mesures correctives lorsque les prix belges ne sont pas compétitifs comparés à ceux des pays voisins.

La Belgique passe à côté d'au moins 12.000 emplois et de 550 millions d'euros d'investissements à cause de la politique énergétique actuelle et des prix élevés de l'électricité, affirme mardi Febeliec, la fédération des industries consommatrices d'énergie, sur la base d'une étude réalisée par Vives-KULeuven.

Une sortie du nucléaire au profit d'une production d'énergie renouvelable fera doubler le coût de l'électricité d'ici 2030, selon une enquête de EnergyVille réalisée à la demande de Febeliec, la fédération des consommateurs industriels d'électricité.

Les fournisseurs d'énergie désirent une solution à leur situation financière alarmante. Seulement, les consommateurs ne sont pas prêts à payer plus pour leurs services. C'est ce qui est apparu lors du Febeliec Energy Forum, ce mardi.

La Belgique a-t-elle vraiment besoin de 800 MW de turbines au gaz supplémentaires, comme le prévoit le plan Wathelet ? Febeliec en doute. Une question finalement plus politique que technique.

L'association des consommateurs industriels d'énergie (Febeliec) juge "inquiétant" que le secrétaire d'Etat à l'Energie, Melchior Wathelet, "veuille subsidier des centrales à gaz qui rendront l'électricité encore plus chère chez nous par rapport à nos pays voisins".

Luc Sterckx succède à Paul Matthys au siège de président de Febeliec, la fédération des consommateurs industriels d'électricité et de gaz naturel en Belgique. Un secteur que l'ex-patron de SPE-Luminus connaît de l'intérieur.

La BNB, piquée au vif suite aux critiques essuyées par son rapport sur la fameuse "rente nucléaire", se retire des débats. Elle dénonce un dossier "tellement émotionnel que rien de rationnel ne peut plus être mené".

Le dossier de la "rente nucléaire" échauffe plus que jamais les esprits, ceux des parlementaires, d'Electrabel, de Febeliec, de BASF... La Creg a trouvé au moins trois "erreurs" manifestes dans le rapport de la BNB sur le sujet. Et réaffirme que son calcul est le bon.

La Creg, la BNB, Electrabel : trois acteurs du dossier nucléaire, trois évaluations de la fameuse "rente". Febeliec, qui rassemble les consommateurs industriels d'énergie, joue l'apaisement. Objectif : faire maigrir la facture d'électricité. Argumentaire en cinq points.

La facture d'électricité et de gaz sera plus chère en 2011 à cause de la cotisation fédérale plus élevée, calcule la Creg, le régulateur belge de l'énergie. La FEB dénonce une "menace sur la compétitivité des entreprises", tandis que Febeliec, la fédération des consommateurs d'énergie industriels, s'inquiète d'un risque de voir l'industrie quitter le pays.

La liste des coûts supplémentaires s'allonge sur la facture d'électricité des entreprises, d'après la Febeliec : cotisations fédérales, financement des parcs éoliens offshore, systèmes de certificats verts, tarifs sociaux. Une énumération qui menace de quadrupler la facture pour les entreprises d'ici 2020.

La Creg a dénoncé la réplique d'Electrabel à son étude sur les bénéfices tirés du nucléaire belge, soulignant un argumentaire "de plus en plus comptable et vague". Le cdH, en revanche, vise soit à diminuer le coût de l'énergie en faisant baisser la marge des producteurs, soit à augmenter leur contribution au budget du pays à 900 millions d'euros, contre 250 millions prévus à ce jour.