Tout sur espionnage

"Nous ne voulions pas communiquer sur cette intrusion dans notre système informatique interne avant que tous nos serveurs ne soient complètement nettoyés", une opération qui a eu lieu ce week-end après plusieurs semaines de préparation, a affirmé l'administrateur délégué de Belgacom, Didier Bellens, au cours d'une conférence de presse à laquelle participait également le ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille.

La direction d'ArcelorMittal dément avoir un quelconque lien avec les documents informatiques en possession de la FGTB, qui prouveraient que les syndicalistes de l'entreprise sont espionnés depuis 2008. Elle s'engage à les examiner dès que possible.

Nouveau dossier embarrassant pour le constructeur Renault : en 2005, plusieurs cadres belges ont été accusés par le groupe de malversations. Une affaire qui se dégonfle à la lumière des révélations parisiennes.

Patrick Pélata, n° 2 de Renault, a joué les fusibles pour Carlos Ghosn. Trois autres dirigeants ont été relevés de leurs fonctions. Le responsable de la sécurité, lui, a été débarqué. Revue de détails des condamnés.

Renault savait dès février s'être fourvoyé dans un faux scandale d'espionnage, selon un document révélé lundi par nos confrères de L'Express.fr. Cet enregistrement atteste que le groupe avait choisi de licencier sans preuves les cadres mis en cause dans l'affaire.

L'affaire d'espionnage industriel chez Renault est probablement un dossier monté de toutes pièces. Pour "ne pas rajouter une crise à la crise", Carlos Ghosn, patron du constructeur français, a refusé la démission de son directeur général délégué, Patrick Pélata.

"Il fallait faire nous-mêmes de premières recherches pour nous forger une opinion sur la gravité de l'affaire", a indiqué Carlos Ghosn, PDG de Renault, pour justifier l'enquête interne lancée en août 2010 alors que le groupe n'a prévenu les autorités que début janvier 2011.

Renault a mis à pied trois de ses salariés, actifs à des positions "stratégiques", suite à une enquête de plusieurs mois. L'enjeu de ce dossier d'espionnage toucherait aux véhicules électriques du géant français, qui sont au coeur de sa stratégie pour les années à venir.

"L'espionnage français est tellement étendu que les dégâts pour l'économie allemande sont plus importants que les dégâts provoqués par la Chine ou la Russie", selon une note de l'ambassade des Etats-Unis à Berlin, obtenue par WikiLeaks.