Tout sur Erik Van den Eynden

Jeudi dernier, ING Belgique a enfin annoncé un successeur à Erik Van den Eynden au poste de CEO. L'intérim de Hans De Munck (qui redeviendra CFO) s'achèvera le 2 janvier. A cette date, les rênes de la banque orange passeront dans les mains de Peter Adams (photo).

La filiale belge du groupe bancaire néerlandais a dégagé un bénéfice avant impôts de 876 millions d'euros au terme d'une année marquée par la mise en route de sa transformation numérique prévoyant le redéploiement de 5.000 personnes.

Le CEO d'ING est venu donner devant les membres du cercle néo-louvaniste la vision d'ING sur le futur du monde bancaire et les ambitions que la banque nourrit.

A la tête d'ING Belgique depuis six mois, Erik Van Den Eynden a la lourde tâche de mener à bien la restructuration qui prévoit la suppression de 3.000 emplois au sein de la filiale belge du groupe bancaire néerlandais. Il revient notamment sur le plan de départs volontaires pour les employés de la banque âgés de 55 ans et plus.

Dans un environnement de taux bas, ING fait toujours face à une baisse persistante des revenus nets d'intérêt, qui sont en recul de 0,7%, pour totaliser 1,079 milliard d'euros. La banque a cependant pu compenser cela en partie par une croissance des revenus de commissions (+ 7,6%), ressort-il jeudi de ses résultats semestriels. Les clients sont en effet de plus en plus demandeurs de produits d'investissement.

L'opérateur télécom français Orange lancera d'ici deux ans sa propre banque en Belgique. Les CEO de Belfius et ING Belgique ne sont pas inquiets. "Le rapport qualité-prix de l'offre des banques belges est exceptionnel. Nous n'avons rien à craindre non plus sur le plan technologique". C'est ce qu'ont affiirmé, en substance, les patrons des banques belges, lors du Trends Summer University 2017.