Tout sur Eric Dor

Nos quatre grandes banques (KBC, BNP Paribas Fortis, Belfius et ING) ont vu leurs résultats au premier semestre bondir de... 160%! Comment ont-elles fait, après plus d'un an de covid?

Vues comme les sauveuses de l'économie mondiale lors de la crise financière de 2008 et après l'éclatement de la pandémie, les banques centrales agissent en ordre dispersé en matière de protection du climat, renvoyant la balle aux gouvernements. Tour d'horizon de leurs actions.

De nouvelles règles européennes renforcent le principe selon lequel gouvernements et contribuables ne doivent plus être mis à contribution lors du sauvetage d'une banque.

L'argent qui coule à flots aujourd'hui comme par magie est partiellement une illusion. Lorsque le prestidigitateur aura quitté la scène, la réalité brutale réapparaîtra et il nous faudra bien rembourser les dettes qui ont été créées pour soutenir l'économie. Mais qui payera? Le contribuable, les entreprises, les hauts patrimoines, les classes moyennes?

Objectif: rassurer les marchés. La Banque centrale européenne devrait mettre l'accent, jeudi, sur son soutien sans faille à la relance monétaire alors que les récentes tensions sur les taux obligataires et les craintes d'un retour de l'inflation ont alimenté les doutes.

Le monde d'après sur lequel nous dissertions tant au printemps dernier, lors du premier confinement, se construira-t-il sur un désert économique? L'edito de Christophe de Caevel.

Payer pour pouvoir mettre de l'argent de côté: on y est! Après ING et Triodos, il n'est pas exclu que d'autres banques suivent le mouvement et infligent aussi des taux d'intérêt négatifs aux épargnants.

Payer la facture de la crise via une "cotisation temporaire de solidarité". L'idée revient régulièrement sur le tapis depuis l'apparition du virus. Certains, comme le patron de la CSC Marc Leemans, y sont favorables.

Conséquence directe de la pandémie et de ses contraintes sanitaires, les banques s'attendent à une explosion des faillites et des défauts de paiement des entreprises. Mais à quand, au juste, le début de ce tsunami de mauvais crédits?

Le système de garantie publique mis en place par le gouvernement pour soutenir les entreprises face à la crise expose trop nos banques, selon l'agence de notation Moody's.

Le produit intérieur brut (PIB) de la Belgique risque de chuter de 7,81% à 11,22% en 2020, en fonction du scénario de reprise qui se confirmera, selon des estimations réalisées par l'économiste Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management, en France.

Les banques ne sont plus des banques. Dix années de gestion de crise, de lutte contre la déflation, de taux d'intérêt négatifs et de drogue monétaire les ont transformées en distributeurs d'argent gratuit de la "gardienne de l'euro".