Tout sur entreprises familiales

Les entreprises familiales prennent rarement des décisions sur le court terme. Non, elles font le choix conscient d'investir sur le long terme. Pourtant, aujourd'hui, elles doivent aussi faire face à d'énormes défis, comme une numérisation galopante, une pénurie croissante sur le marché de l'emploi et la recherche constante d'une rentabilité durable. Autant d'éléments qui doivent guider les investissements futurs. Dans le monde de l'entreprise, la notion d'interim management est déjà ancrée depuis quelque temps, y compris dans les entreprises familiales où les managers intérimaires peuvent aussi présenter une réelle valeur ajoutée.

Lorsqu'une entreprise familiale se met en quête de connaissances externes en vue de la soutenir dans ses projets d'innovation, les start-up ne sont pas forcément sa première cible. Pourtant, ces deux types d'entreprises peuvent se révéler parfaitement complémentaires.

En 2005, la Belgique a été le premier pays européen a se doter d'un code de gouvernance d'entreprise pour les sociétés non-cotées en Bourse. Au cours des 12 dernières années, beaucoup de chemin a donc été parcouru pour instaurer la bonne gouvernance au sein des entreprises (essentiellement) familiales. Mais le travail n'est pas terminé. Cet automne, BNP Paribas Fortis lance une nouvelle plateforme en ligne pour inciter les entreprises familiales à s'intéresser à cette gouvernance.

Certaines entreprises familiales sont devenues de véritables icônes : Cargill, Ford, IKEA, Solvay ou Walmart pour n'en citer que quelques-unes. Certes, l'innovation et l'internationalisation ont été des clés de leur succès. " Mais pour assurer la pérennité des entreprises, la gouvernance et la planification à long terme jouent également un rôle primordial ", estime Morten Bennedsen, professeur à l'INSEAD et directeur académique du Wendel International Centre for Family Enterprise.

Au cours des dix dernières années, La Lorraine Bakery Group, l'entreprise de la famille Vanherpe, a professionnalisé et développé sa gouvernance. Il s'agissait d'un exercice d'ensemble qui a permis d'atteindre un bon équilibre entre les actionnaires, le conseil d'administration et le management opérationnel. " Une bonne gouvernance était un must pour permettre à l'entreprise de continuer à croître, notamment à l'international ", estime son CEO Guido Vanherpe.

Trois quarts des entreprises belges sont contrôlées par une famille. Et à l'instar des autres acteurs de l'économie, ces entreprises familiales sont confrontées à de nombreux défis. Pour assurer leur croissance et leur développement futurs, une bonne gouvernance apparaît comme particulièrement importante. " Les entreprises familiales qui ont déjà pris en compte la gouvernance dans leurs structures en retirent les bénéfices tant au niveau familial que pour leur entreprise ", estime Lutgart Van den Berghe du centre de connaissances Guberna.

Comment fonctionne le marché local ? Qu'attendre des autorités ? Quels fournisseurs choisir ? Sous quel type de société enregistrer la filiale étrangère ? Les questions que se posent les entreprises familiales désireuses de s'internationaliser sont bien plus nombreuses encore.

L'internationalisation crée-t-elle suffisamment de valeur (actionnariale) pour une entreprise familiale ? Le jeu en vaut-il la chandelle et la famille passe-t-elle le cap pour les bonnes raisons ? Les entreprises familiales se doivent de réaliser au préalable une analyse approfondie.

Avec 102 milliards d'euros, les entreprises familiales contribuent à un tiers du produit intérieur brut, selon le baron Paul Buysse, l'ex-président de FBNet Belgium, dans un entretien paru dans la newsletter du Trends Family Business Network.