Tout sur Engie

Les syndicats du géant de l'énergie Engie disent mercredi craindre un plan massif de cessions ou de fermetures d'activités qui toucherait 15.000 salariés dans le monde et 9.000 en France, des chiffres démentis par la direction, au lendemain de l'annonce des résultats trimestriels du groupe.

"Il sera essentiel, dès que l'urgence de gestion de crise le permettra, de s'atteler aux décisions importantes concernant la stratégie d'approvisionnement du pays. La place des capacités de production locales est centrale dans ce débat et touche à l'exploitation prolongée d'unités nucléaires locales et la mise en place d'un système de rémunérations des capacités pour les unités de gaz", a indiqué jeudi dans un communiqué Engie, maison-mère d'Electrabel.

Electrabel a demandé à la Première ministre Sophie Wilmès de trancher rapidement sur la prolongation du nucléaire au-delà de 2025, ont rapporté De Tijd et L'Echo jeudi. Le numéro un de l'énergie en Belgique défend depuis longtemps la prolongation du nucléaire et voit dans la crise du coronavirus de quoi conforter son plaidoyer. Mais pour Mme Wilmès, "ce n'est vraiment pas le moment d'en parler".

Mesures d'hygiène, télétravail, limitation des déplacements et même des réunions. Pour tenir son personnel écarté de l'épidémie, les entreprises mettent en place des politiques plus ou moins strictes. Une nécessité pour le business, mais aussi une obligation légale.

Ironie de l'histoire: évincée de son poste de directrice générale, Isabelle Kocher quitte le groupe français sur un bilan bien meilleur que les prévisions des analystes.

Le conseil d'administration d'Engie, la maison-mère d'Electrabel, a entériné lundi le départ immédiat de sa directrice générale, Isabelle Kocher. Le terme de son mandat était fixé au mois de mai 2020. "Isabelle Kocher a par ailleurs, et par souci de cohérence, remis ce jour sa démission de son mandat d'administratrice d'Engie", précise l'entreprise dans un communiqué.

Malgré un baroud d'honneur et le soutien exprimé par divers hommes et femmes des milieux politiques et des affaires, Isabelle Kocher, la seule patronne d'une entreprise du CAC 40 en France, a été poussée vers la sortie par le conseil d'administration d'Engie. Son mandat à la direction du troisième groupe énergétique mondial n'a pas été reconduit.

Le conseil d'administration d'Engie a décidé jeudi, sans surprise, de ne pas proposer le renouvellement du mandat d'administrateur d'Isabelle Kocher à l'occasion de la prochaine assemblée générale du groupe, prévue en mai, ce qui mettra fin à ses fonctions de directrice générale, a annoncé la maison-mère d'Electrabel dans un communiqué. Le groupe entend en outre "clarifier ses options stratégiques" en répondant notamment à la question de la place du nucléaire dans le mix énergétique de la Belgique et de celle du gaz dans le mix français.

La présence de trentenaires dans le top management des entreprises n'est pas une nouveauté. Après tout, Rockefeller créa la Standard Oil quand il avait 31 ans. Mais cette génération que l'on qualifie de milléniaux est-elle si spéciale ?

La directrice générale d'Engie Isabelle Kocher a défendu lundi le virage stratégique pris par l'entreprise, maison-mère d'Engie Electrabel, à partir de 2016, soulignant que son positionnement dans les renouvelables ou l'efficacité énergétique lui avait permis de renouer avec la croissance.