Tout sur Employeur

Le front commun syndical mènera vendredi, à Bruxelles et aux quatre coins de la Belgique, diverses actions pour "de meilleurs salaires" et pour rappeler son opposition à la loi de 1996 sur la formation des salaires, accusée de "verrouiller" le pouvoir d'achat dans un contexte d'inflation galopante et de prix de l'énergie exorbitants.

Plus de quarante pour cent des employés, qui doivent rester confinés à cause d'une infection par le coronavirus au sein de leur entourage mais qui sont aptes au travail, remettent à leur employeur un certificat médical alors qu'ils sont censés rendre un certificat de quarantaine, révèle lundi une enquête de l'organisation flamande des indépendants Unizo. En présentant un certificat médical, les employés bénéficient de l'intégralité de leur salaire contre 70% de leurs revenus s'ils remettent un certificat de quarantaine.

"Rendre le télétravail obligatoire est une mesure inutile et aux effets indirects contre-productifs", assène mardi l'Union wallonne des entreprises (UWE), craignant que le Codeco ne décide mercredi de réimposer le travail à domicile pour endiguer la propagation du coronavirus.

"Ces dernières semaines, le nombre de contaminations liées au Covid en Belgique a augmenté dans une telle mesure que l'on peut parler d'une quatrième vague." Dans une déclaration commune, le Groupe des 10, qui réunit employeurs et syndicats, appelle, tous les employeurs, travailleurs salariés et indépendants à télétravailler dans la mesure du possible.

"Il n'est pas envisageable d'imposer le télétravail à temps plein", plaide mardi matin la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) en marge d'un comité de concertation qui doit se tenir dans l'après-midi et examiner un éventuel renforcement des mesures sanitaires face à une dégradation des indicateurs de l'épidémie de coronavirus.

Plus de quatre entrepreneurs sur dix, poussés par l'obligation sanitaire, sont désormais séduits par le télétravail, ressort-il jeudi d'une enquête réalisée par le service d'études de l'Union des classes moyennes (UCM) auprès de 700 employeurs clients de son secrétariat social.

Près de 3.000 entrepreneurs wallons ont signé, en moins de 24 heures, une lettre ouverte adressée au Comité de concertation qui se déroule ce mercredi. Ils demandent qu'on leur fasse "enfin" confiance pour aller vers "une approche positive plutôt que coercitive, transversale plutôt que sectorielle".