Tout sur embargo

Les représentants des Vingt-Sept ont décidé un embargo sur le charbon russe et la fermeture des ports européens aux navires russes, dans le cadre d'une cinquième salve de sanctions contre Moscou, a annoncé la présidence française du Conseil de l'UE.

La deuxième banque allemande Commerzbank va devoir payer au moins 1,4 milliard de dollars afin de mettre fin à des poursuites américaines pour avoir enfreint des sanctions économiques, a rapporté jeudi soir l'agence Bloomberg en citant une personne proche du dossier.

Avec l'embargo russe sur les produits alimentaires, les agriculteurs occidentaux pouvaient craindre un engorgement des marchés. Un mois après et avant une réunion au sommet sur le sujet à Bruxelles vendredi, l'effet ne se fait pas vraiment sentir, sauf sur le lait.

Les poires cultivées en province de Limbourg pourraient ne pas être cueillies cette année en raison de l'embargo décrété par la Russie sur les produits alimentaires occidentaux, a-t-on appris lundi à l'occasion d'une visite du ministre-président flamand, Geert Bourgeois (N-VA), à la criée aux fruits (Veiling Haspengouw) de Saint-Trond.

Le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht estime que l'embargo décrété par les Russes sur les produits agroalimentaires européens sera "difficile" pour l'agriculture européenne. Le Fonds européen de solidarité pourrait cependant adoucir cet impact. Dans tous les cas, la Russie elle-même "paiera le prix des mesures" qu'elle prend, a-t-il mis en garde jeudi sur Radio 1 (VRT).

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a décrété jeudi une "interdiction totale, dès aujourd'hui, durant un an" de la plupart des produits alimentaires en provenance des pays d'Europe et des États-Unis, confirmant les mesures ordonnées mercredi par le président Vladimir Poutine. D'autres secteurs pourraient bientôt être concernés.

L'Union européenne devrait bientôt imposer un embargo sur ses importations de pétrole iranien. L'objectif est de faire pression sur Téhéran pour que cesse son programme nucléaire. Thierry Coville, chercheur à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), est sceptique. Interview.