Tout sur élections2010

15,4 milliards d'euros d'économies et 6,6 milliards de nouvelles recettes, donc de nouvelles taxes : tel serait le menu financier de Bart De Wever d'ici à 2015. L'informateur rencontre les mutuelles aujourd'hui, les syndicats demain et les présidents de parti jeudi et vendredi.

Après les représentants du patronat jeudi, Bart De Wever a poursuivi sa mission d'informateur en recevant le président du Conseil central de l'économie et les représentants du secteur agricole et de l'Union des classes moyennes. Peu de commentaires ont filtré après ces entrevues.

Lors d'une entrevue lundi, le gouverneur de la Banque nationale et l'informateur désigné par le roi ont discuté des principaux défis qui attendent la Belgique : l'assainissement des finances publiques et la nécessité d'une croissance plus élevée.

La réforme de l'Etat n'est pas tout : il y a du pain sur la planche dans les matières financières et socioéconomiques, a affirmé Caroline Gennez, présidente du SP.a, sur les ondes de Radio 1. Il serait donc logique, à ses yeux, que l'informateur Bart De Wever rencontre des acteurs du monde financier, tels que le gouverneur de la BNB.

Les vainqueurs des élections du 13 juin ne s'opposent pas uniquement sur la régionalisation de la sécurité sociale. La N-VA est libérale, partisane d'un Etat minimal, et le PS mise sur la défense des acquis sociaux. C'est le parti des PME et des indépendants contre celui des salariés et des fonctionnaires.

Guy Quaden devait laisser son poste de gouverneur de la Banque nationale à Luc Coene, son vice-président, en août. Il pourrait toutefois rester au gouvernail en attendant la formation d'un nouveau gouvernement. Des négociations qui, avec la N-VA autour de la table, pourraient durer des mois...

Standard & Poor's s'attend à un consensus politique large sur une consolidation fiscale et une réduction de la dette, et prévoit que le nouveau gouvernement se tiendra aux dernières révisions du pacte de stabilité. Pour toutes ces raisons, elle a laissé sa notation inchangée pour la Belgique... pour le moment.

Les Régions ne peuvent commencer à entrer en compétition l'une avec l'autre, prévient la CGSLB au lendemain des élections. Pour le syndicat libéral, la Sécurité sociale doit être maintenue à l'échelon fédéral, tout comme le droit au travail, individuel et collectif.

C'est l'heure de vérité pour la Belgique, estime Agoria, la fédération de l'industrie technologique : un nouvel immobilisme aurait de graves conséquences pour notre crédit à l'échelle internationale. Or, "une hausse de notre taux d'intérêt de 1 % entraîne une augmentation des charges d'intérêt sur notre dette publique de 3,5 milliards"...