Tout sur Editions de l'Avenir

La société L'Avenir Advertising (LAA), éditeur de Proximag, a confirmé vendredi son intention de procéder à un licenciement collectif et a entamé dans la foulée la phase 1 d'un plan Renault, indique le front commun syndical Setca-CNE. Les syndicats évoquent une fermeture prévisible en raison notamment d'une "gestion hasardeuse". Au total, 51 emplois sont concernés.

Trois acteurs belges du monde des médias et un fonds d'investissement allemand se sont déclarés pour le rachat des titres de presse du groupe Nethys.

Le CEO ad interim de Nethys entend se séparer des Editions de l'Avenir courant 2020. "Il y a clairement la volonté de vendre les titres de presse qui sont liés à Nethys", affirme ainsi Renaud Witmeur dans les colonnes de La Libre Belgique lundi. Il souhaite que le processus de vente puisse débuter, si possible, dès la fin du mois de janvier prochain. Les filiales Win et Elicio ne sont, elles, pas à vendre pour le moment.

Nethys a pris la décision d'arrêter son site web ilico.be ce 31 décembre, annonce mardi la société dans un communiqué. "Au moment où le groupe abandonne son positionnement d'éditeur de presse -suivant en cela les recommandations du Parlement wallon- et prépare la vente des Editions de L'Avenir, le maintien d'ilico ne se justifie plus", argumente l'entreprise.

Le personnel des Editions de l'Avenir, réuni mercredi matin en assemblée générale, a décidé à 109 voix pour, 0 contre et 15 abstentions, de la reprise du travail ces mercredi et jeudi, après deux jours de grève, a-t-on appris auprès de la Société des Rédacteurs (SDR) et de l'Association des Journalistes Professionnels (AJP).

La situation financière des Editions de l'Avenir est désastreuse et la restructuration s'avère donc nécessaire. Mais au-delà du sauvetage du journal, c'est surtout son futur qui se joue aujourd'hui dans un paysage médiatique en pleine ébullition. Les scénarios sont multiples, au sein et en dehors du groupe Nethys, et c'est le monde politique liégeois qui tranchera.

Les plans de transformation se succèdent chez Nethys. Après les Editions de l'Avenir, c'est au tour de la chaîne BeTV d'être l'objet d'une restructuration : 23 emplois seront bientôt sacrifiés sur une équipe de 190 personnes.

Les négociations syndicales vont reprendre lundi après-midi aux Editions de l'Avenir après la tenue d'un conseil d'entreprise extraordinaire dans la matinée, a indiqué Didier Malempré, délégué pour l'Association des Journalistes Professionnels (AJP). Une liste de questions auxquelles l'employeur doit répondre y a été soumise mais n'a pas livré de réelles réponses, ajoute M. Malempré.

Le groupe IPM, éditeur de La Libre Belgique et de La Dernière Heure, a encore fait part à Nethys de son intérêt à un rachat du journal L'Avenir au début de cette semaine, répond son administrateur délégué François le Hodey. Plus tôt jeudi, le conseil d'administration de Nethys avait souligné n'avoir (encore) reçu aucune proposition officielle de rachat du journal.

On devrait en savoir plus sur le futur de L'Avenir le 8 novembre prochain. Ce jour-là, un débat doit en effet se tenir en commission Economie du Parlement wallon, qui devrait clarifier les intentions des uns et des autres.

Le dépôt d'un éventuel préavis de grève au sein des Editions de l'Avenir a été reporté à vendredi à l'issue du conseil d'entreprise extraordinaire, a indiqué Thierry Couvreur, délégué CNE, à l'agence Belga jeudi. Initialement prévu pour jeudi, les permanents syndicaux ont préféré attendre les nouvelles informations que doit leur fournir la direction avant d'entrer en action.

La direction des Éditions de l'Avenir a annoncé mardi, au cours d'un conseil d'entreprise, son intention de supprimer 60 équivalents temps plein, sur un total de 280 travailleurs. Selon la direction, ce "plan de redéploiement", qui passe par un licenciement collectif, vise à garantir le futur de l'éditeur du journal L'Avenir dans un contexte de baisse généralisée des ventes des titres de presse.