Tout sur Edgar Poe

En cliquant sur nos applications, nous pensons avoir affaire à de l'IA alors qu'en réalité, ce sont le plus souvent des êtres humains qui s'activent de l'autre côté de nos écrans.

Comment va-t-on faire pour nous évader ? Pour changer de latitude ? Pas facile. Envisager, par exemple, de partir sur un coup de tête, de larguer les amarres comme on pouvait le faire avant, c'est hors de question. Notre horizon s'est rétréci : les terres lointaines, les contrées vierges, les nouvelles métropoles attendront. Et avec elles, la sensation de renaissance, le doux vertige du jet-lag et le dépaysement face aux langues incomprises et aux rituels inattendus. Nos odyssées aériennes se sont soudain figées en une Iliade confinée.

Un des postulats sur lequel reposent les prévisions de la toute-puissance de l'intelligence artificielle à venir découle de la "loi de Moore". Cette loi - ou plus exactement, cette conjecture - postule que la capacité de calcul des ordinateurs continuera d'augmenter de façon exponentielle en doublant tous les 18 mois, comme l'avait observé et consigné en 1965 Gordon E. Moore, l'un des fondateurs d'Intel, dans un article du magazine Electronics.