Tout sur EADS

Le groupe européen d'aéronautique et de défense - EADS - a vécu. Il laisse la place au nouveau groupe Airbus réorganisé en trois divisions. Ses derniers résultats semestriels font état d'une hausse de 31% du bénéfice net pour un chiffre d'affaires en progrès de 8%.

Les deux groupes européens d'aéronautique et de défense ont annoncé mercredi la fin de leurs discussions en vue de fusionner. Ils mettent en cause l'absence d'accord entre les gouvernements de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni.

Les négociations sur la création d'un mastodonte mondial de l'aéronautique et la défense par une fusion des groupes EADS et BAE Systems étaient dans l'impasse vendredi, Berlin, Paris et Londres s'opposant sur leur présence au capital de la future société.

C'est une véritable bombe qui vient de frapper le secteur européen de la défense. EADS et son concurrent britannique BAE Systems pourraient se marier. Aussi inattendue qu'elle soit, l'idée d'un rapprochement entre les deux groupes n'est pas dénuée de sens.

Airbus a enregistré 1.015 commandes nettes d'avions depuis le début de l'année, selon un bilan commercial publié mardi par l'avionneur européen, lui permettant de disposer d'un carnet de commandes presque trois fois plus étoffé que son concurrent américain Boeing.

Il ressemble à un Concorde spatial : le Zehst (pour "Zero Emission High Speed Transport") a été présenté par EADS à la veille du salon du Bourget. Cet avion hypersonique ne polluera presque pas l'atmosphère puisqu'il volera dans la stratosphère. Visite en photos et vidéo.

Avec son projet d'avion transparent, Airbus veut propulser les passagers dans une nouvelle dimension. L'avionneur européen met à l'honneur l'interactivité, la découverte et le confort, avec une bonne dose de merveilleux.

Airbus a conforté l'an passé sa place de n° 1 mondial devant Boeing, avec 574 commandes nettes (contre 530 pour son concurrent américain) et 510 avions livrés (contre 462). Il pourrait engager jusqu'à 3.000 personnes en Europe, dont la moitié en France, cette année.

Thomas Enders ne s'est pas fait que des amis à Berlin, où il n'a guère ménagé le gouvernement sur le dossier de l'A400M. A Paris, où on le voit peu, il n'a pas pris le temps de cultiver un réseau. Mais s'il réussit à redresser Airbus, Tom aura de sérieux arguments pour gagner les clefs de Montmorency, siège parisien d'EADS.

On savait EADS disposé à dépenser 1 milliard d'euros pour des acquisitions : le géant européen de la défense vient de faire passer ce plafond à 2 milliards. Objectif : moins dépendre de sa principale filiale, Airbus.

Les deux avionneurs concurrents moissonnent les commandes au salon aéronautique de Farnborough. Avec un net avantage pour Boeing et les 30 long-courriers 787 commandés par Emirates, pour un prix catalogue de 9,1 milliards de dollars au total.

EADS a dévoilé, pour le premier trimestre, un bénéfice net en baisse de 39 %, à 103 millions d'euros, sur fond de recul important (- 92 %) du résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (Ebit) de sa principale filiale Airbus. Ce qui n'empêche pas le géant de l'aéronautique et de la défense de confirmer ses perspectives pour l'année.