Tout sur Dominique Strauss-Kahn

L'ancien directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, avait renoncé à la présidence du fonds d'investissement LSK & Partners trois jours avant le suicide de son associé Thierry Leyne, a indiqué mardi le conseil d'administration de la société luxembourgeoise.

Contrairement à ce qui a été écrit, c'est bien à l'initiative de l'EU40, groupement des jeunes parlementaires européens, mais pas avant la fin de mars que Dominique Strauss-Kahn sera présent à Bruxelles.

En dépit de l'abandon des poursuites à New York, un retour rapide sur la scène politique française de Dominique Strauss-Kahn est improbable tant l'affaire a terni l'image de celui qui incarna l'espoir d'une victoire de la gauche face à Nicolas Sarkozy, estiment des politologues.

Christine Lagarde, la candidate française à la direction du Fonds monétaire international (FMI), a promis de ne pas se montrer indulgente avec les pays européens en difficulté, et de tenter de panser les plaies laissées par le départ de Dominique Strauss-Kahn.

Le ministre indien des Finances a déclaré jeudi qu'il était en contact avec ses pairs de plusieurs pays émergents pour soutenir un candidat commun au poste vacant de directeur général du Fonds monétaire international (FMI).

Le Vieux Continent compte bien se réserver la direction générale du Fonds monétaire internationale. A la grande colère de cinq pays, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, qui veulent une procédure "fondée sur le mérite et concurrentielle".

En plus des 6 millions de dollars de caution, Dominique Strauss-Kahn, en liberté conditionnelle, devra faire face à un lot de dépenses inhabituelles.

La liste des prétendants au poste de directeur général du Fonds monétaire international s'allonge mais les modalités de la sélection restent opaques. Un Européen ou quelqu'un venu du Sud ? Une femme ou un homme ? Les clés pour bien appréhender le dossier.

L'inculpation pour agression sexuelle de Dominique Strauss-Kahn et sa démission ont lancé plus tôt que prévu la bataille pour sa succession à la tête du FMI. Si le Fonds a toujours été dirigé par un Européen, cette tradition est de plus en plus contestée dans les pays émergents, dont l'importance pour l'économie mondiale n'a cessé de croître.

L'héritage de Dominique Strauss-Kahn, qui vient de quitter la tête du FMI, devrait laisser une trace indélébile. Tous ceux qui ont applaudi son discours de "protection des plus vulnérables" et de lutte contre les inégalités tolèreraient mal de son successeur un retour aux discours anciens de l'"ajustement structurel"...

Si le bilan des trois ans et demi de Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds monétaire international est généralement positif, certains ne sont pas mécontents de le voir partir.

L'Américain John Lipsky, premier directeur général adjoint du FMI, a certes pris les rênes du Fonds durant "l'affaire DSK". Mais des voix s'élèvent déjà pour que ce soit un Européen qui succède au Français. Le nom de Mario Draghi, pressenti pour la présidence de la BCE, émerge à nouveau.

L'arrestation de Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle est un véritable séisme pour le Fonds monétaire international. Le Français ne peut plus en assurer la présidence. Un virage vers une politique plus dure, notamment en Grèce, n'est pas à exclure.

Le FMI finance à hauteur d'un tiers les programmes de prêts aux pays de la zone euro en grande difficulté. Dominique Strauss-Kahn s'est beaucoup investi, depuis un an et demi, pour les mettre au point... Son inculpation ne devrait pas avoir d'impact, selon la Commission européenne.

L'euro était en baisse lundi matin sur les marchés des changes en Asie, les investisseurs craignant que l'arrestation du patron du FMI Dominique Strauss-Kahn ce week-end à New York complique les efforts pour régler la crise de la dette en zone euro.

Selon le patron du FMI, la mondialisation "a beaucoup apporté" mais elle a "un côté obscur : un écart vaste et croissant entre les riches et les pauvres". La crise fait désormais pencher la balance en faveur de l'Etat plutôt que du marché.

"Les modes de rémunération dans le système financier poussent au crime, dénonce Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI. J'ai entendu certains responsables politiques dire : plus jamais ça. Résultat : les bonus sont revenus comme avant !"