Tout sur Didier Lebbe

Le ministre fédéral de l'Emploi Pierre-Yves Dermagne a écrit jeudi à la direction de Ryanair pour s'assurer qu'elle respecte bien la loi Renault et n'a pas clos unilatéralement la phase 1 de la procédure instituée par la loi. La compagnie aérienne irlandaise s'exposerait à une contestation juridique des licenciements et au remboursement éventuel des aides publiques reçues, a-t-il averti.

Il n'y aura pas de grèves des pilotes ou du personnel de cabine de Ryanair en Belgique durant la période des fêtes de fin d'année, a indiqué mardi la CNE, qui mène actuellement des négociations avec la compagnie aérienne à bas coûts sur les conditions de travail de ses salariés. Les discussions se poursuivent en effet et avancent dans la discrétion. Il ne devrait pas y avoir de mouvement social avant février-mars et le début de l'application du droit belge du travail par l'entreprise irlandaise.

"Nous avons reconnu les organisations syndicales, accepté de passer en contrat local et de respecter la législation locale (en 2019). On accepte de négocier et il y a quand même une grève. Annulez cette grève qui n'est pas soutenue par la très grande majorité des travailleurs de Ryanair", a déclaré Michael O'Leary, mercredi, lors d'une conférence de presse à Diegem, deux jours avant le mouvement qui touchera plusieurs pays -dont la Belgique- où est active la compagnie.

La compagnie aérienne à bas coûts Ryanair est prête à reconnaître des délégations syndicales pour les pilotes et le personnel de cabine basés en Belgique, et à inscrire la législation nationale sur le travail dans de futures conventions collectives de travail (CCT), a annoncé mardi l'entreprise dans une lettre aux syndicats belges. Elle demande par contre que la grève annoncée pour le 28 septembre soit annulée. Du côté de la CNE, c'est tout réfléchi: la grève est maintenue.

Les syndicats belges présents mardi matin à une réunion de négociation avec la direction de Ryanair à Bruxelles lui ont transmis un projet de convention collective de travail (CCT), a-t-on appris auprès de certains de leurs représentants. Ce texte, déposé en front commun, prévoit que la compagnie aérienne à bas coûts accepte de reconnaître la législation belge sur le travail dans un délai raisonnable. L'entreprise irlandaise dispose à présent de sept jours pour se prononcer sur le contenu du texte.

La réunion de négociation entre direction et syndicats de Brussels Airlines s'est terminée sans accord dans la nuit de mercredi à jeudi. Les représentants des pilotes n'ont en effet pas accepté la dernière proposition formulée par le management de la compagnie aérienne. Après les grèves de lundi et de ce mercredi, deux nouveaux arrêts de travail auront lieu en juin à moins qu'un accord entre les interlocuteurs soit conclu d'ici là.

Ryanair s'attend à un "mauvais été" pour les voyageurs dans le ciel européen, avec de nombreuses grèves d'autres compagnies ou de contrôleurs aériens. Mais l'entreprise irlandaise n'exclut pas d'être elle-même également touchée par des perturbations voire des grèves.

La réunion de conciliation au siège de Brussels Airlines entre les représentants des pilotes et la direction de la compagnie aérienne a été suspendue peu après 12h00 et reprendra vers 15h00 lundi après-midi, a-t-on appris auprès des syndicats. Les négociations sont "difficiles", a confié un représentants des travailleurs participant à la réunion, alors que l'entreprise connait lundi son deuxième jour de grève en seize ans d'existence.