Tout sur Deutsche Bank

Les banques belges revoient leurs tarifs à la hausse et sont vivement critiquées pour l'augmentation drastique des frais liés au retrait d'argent et aux opérations nécessitant l'intervention d'un employé. Certaines banques continuent malgré tout à pratiquer des prix raisonnables.

La deuxième banque allemande Commerzbank a annoncé vendredi une réduction de 10% de ses effectifs, soit la suppression de 4.300 emplois et de 200 agences, afin de faire face à ses difficultés.

Il n'y aura pas d'impact en Belgique sur l'emploi chez Deutsche Bank après l'annonce dimanche de la banque allemande du lancement du plus grand plan de restructuration de son histoire avec la suppression de 18.000 emplois, a-t-on appris lundi auprès de la filiale belge. A l'étranger par contre, les coupes ont déjà commencé, fait savoir le grand patron du groupe bancaire.

L'action Deutsche Bank a débuté la journée à la hausse sur la Bourse de Francfort. Elle prenait 3,7% à l'ouverture de la cotation, pour se stabiliser à +3% quelques minutes plus tard. Dimanche, la plus grande banque d'Allemagne a annoncé une vaste restructuration, qui devrait coûter 18.000 emplois d'ici 2022, soit un cinquième de son effectif.

La première banque allemande Deutsche Bank a annoncé dimanche le plus grand plan de restructuration de son histoire avec la suppression de 18.000 emplois, pour tenter de sortir des difficultés dans lesquelles elle s'enfonce.

L'action Deutsche Bank montait lundi à la Bourse de Francfort, portée par des informations de presse annonçant un plan de réorganisation imminent et assorti par la suppression de milliers d'emplois au sein de la première banque allemande. A 10H40 GMT (12h40 à Bruxelles), le titre prenait 2,14% à 6,93 euros, dans un marché en hausse de 1,34%.

Deutsche Bank envisagerait de mettre sur pied une "bad bank", dans laquelle seraient logés jusqu'à 50 milliards d'euros d'actifs risqués, rapporte lundi le Financial Times sur base de sources proches du dossier.

Deutsche Bank étudie diverses options, notamment la possibilité d'augmenter son capital, afin de financer la réorganisation majeure à laquelle elle se prépare, écrit lundi l'agence de presse économique Bloomberg, citant des sources proches du dossier. La banque allemande se voit en effet contrainte de trouver un plan B après l'échec de la fusion envisagée avec Commerzbank.

Face aux oppositions multiples et fortes, Deutsche Bank et Commerzbank ont enterré leur projet de fusion. Cet échec aiguise l'appétit de grands groupes bancaires européens.

La fusion en Allemagne de Deutsche Bank et Commerzbank va impliquer, pour qu'elle apparaisse faisable sur le papier, une astuce comptable appelée en français goodwill négatif, ou en anglais badwill, ce qui, traduit littéralement, donne "mauvaise volonté". Le goodwill, la "bonne volonté", est une catégorie comptable qui entérine le fait que la vie économique de tous les jours n'a aucun respect pour un des principes fondamentaux de la science économique, à savoir l' "objectivité du prix", et qu'il a bien fallu créer un poste pour des sommes qui ne devraient pas exister selon la théorie mais qui existent pourtant.