Tout sur Denizbank

Denizbank devait être un des fleurons de Dexia et lui permettre d'engranger d'importants bénéfices. La crise en a décidé autrement. Et la vente au russe Sberbank pourrait valoir, au groupe franco-belge, une moins-value de 700 millions d'euros. Explications.

Quatre banques, pas moins, seraient candidates au rachat de DenizBank, filiale turque de Dexia. Seul un nom est confirmé : le russe Sberbank. ING pourrait être du lot lui aussi.

Après le Qatar et la filiale luxembourgeoise, c'est au tour de la turque DenizBank d'attiser les convoitises. La banque semi-publique russe Sberbank travaillerait sur une offre pour cette autre filiale de Dexia.

MetLife achètera, par le biais de sa filiale turque, la participation de 99,86 % de Dexia dans DenizEmeklilik, filiale de DenizBank en Turquie spécialisée dans les assurances vie et pension. Une opération à 162 millions d'euros. Soit 119 millions après impôt.

Sept candidats à la reprise de l'activité assurances-vie de DenizBank, filiale de Dexia, se seraient fait connaître. Parmi eux, on retrouverait Axa et Groupama. L'opération serait imposée par l'Europe.

DenizBank vaudrait, selon certains calculs, plus de 3 milliards d'euros. Soit davantage que le reste du groupe Dexia, auquel la banque turque appartient ! La revendre à ce prix permettrait d'alléger le montant des pertes latentes sur lesquelles sont assis les Etats belges et français.