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Les coopérateurs et leurs avocats ont pris la parole mercredi, au cinquième et dernier jour du procès Arco devant le tribunal de l'entreprise de Bruxelles. Lorsqu'ils ont souscrit des parts de coopérative dans les sociétés Arco, nombre d'entre eux ont souligné qu'on ne leur avait jamais dit qu'il y avait un risque. Ce mot n'a même jamais été prononcé, ont-ils souligné.

Une dizaine de coopérateurs à peine se sont présentés mercredi matin devant le tribunal de l'entreprise de Bruxelles pour le premier jour du procès Arco. Le procès se tient dans les bâtiments de l'Otan à Evere, précisément parce que l'endroit peut accueillir beaucoup de monde. Mais les avocats et la presse étaient plus nombreux que les coopérants.

Lumière orange pour Asit Biotech, une spin-off de l'ULB, qui développe des produit d'immunothérapie pour traiter des allergies. Deminor s'attaque frontalement à la direction de l'entreprise cotée sur Euronext Bruxelles depuis 2016.

Près de 10 ans après la chute du bancassureur belgo-néerlandais Fortis, des actionnaires lésés vont peut-être récupérer une partie de leurs pertes. La cour de justice d'Amsterdam se prononce en effet ce vendredi, après la clôture des marchés, sur le caractère contraignant ou non du règlement Fortis. Ce règlement, le plus important de ce genre en Europe, a vu Ageas, le successeur légal de Fortis Holding, mettre 1,3 milliard d'euros sur la table pour solder définitivement cette affaire héritée du démantèlement de Fortis en 2008.

La liquidation de la coopérative Arcopar a donné lieu à la vente d'actifs pour un montant total de 640 millions d'euros, a annoncé jeudi le collègue de liquidateurs à l'occasion de l'assemblée générale d'Arcopar, la plus importante coopérative d'Arco. Pour autant, il ne reste pour ainsi dire plus rien pour les coopérateurs.

En collaboration avec Solvay Schools Alumni, Deminor a organisé une conférence-débat dont le thème était : " Le droit de vote double va-t-il nous aider à assurer l'ancrage belge de nos sociétés ?

Parmi les mesures controversées du projet de réforme du droit des sociétés, il y a la possibilité pour les sociétés de créer des actions à droit de vote multiple et, pour les sociétés cotées, d'accorder un droit de vote double "de loyauté" après deux années de détention d'actions nominatives. Une mauvaise idée, selon Pierre Nothomb, associé de Deminor.

La solution que le gouvernement fédéral a sortie de son chapeau pour Arco suscite beaucoup de questions. L'Europe acceptera-t-elle vraiment que les pouvoirs publics alimentent un fonds avec la plus-value de la mise en bourse de Belfius pour dédommager les coopérateurs d'Arco ?

La justice néerlandaise a administré vendredi dernier une "zware klap" aux quatre associations de défense des actionnaires de Fortis. Voici un an, Ageas (l'ayant droit de Fortis), Deminor, VEB, SICAF et Stichting FortisEffect avaient en effet conclu un accord afin d'éteindre les poursuites intentées par les anciens actionnaires du bancassureur qui s'étaient estimés dupés.

Deminor espère que la volonté du gouvernement de régler en 2017 le dossier Arco se traduira en actions concrètes, "contrairement aux précédentes" déclarations de l'exécutif fédéral, réagit lundi le cabinet de conseil pour investisseurs. Il qualifie toutefois cette annonce de "pas dans la bonne direction".

Deminor, le cabinet de conseil pour investisseurs, va passer à la vitesse supérieure dans son combat juridique contre la coopérative Arco, le bras financier du mouvement ouvrier chrétien et l'un des principaux actionnaires du groupe bancaire Dexia, dont la chute a entraîné la liquidation d'Arco, écrit vendredi L'Echo.

Deminor, l'association de conseil et de défense des intérêts des actionnaires minoritaires réorganise ses structures et change de nom, annonce mercredi le journal l'Echo. Deminor devient DRS pour Deminor Recovery Services.