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Comme attendu, les partenaires sociaux n'ont pas pu parvenir, mercredi, à l'unanimité sur l'accord salarial proposé par le gouvernement fédéral. Le gouvernement a donc les clés en main. Syndicats et employeurs sont prêts à négocier sur d'autres sujets, tels que le salaire minimum et les mesures de fin de carrière, a-t-on appris auprès des partenaires sociaux.

Le personnel d'entretien externe n'a pas droit à une prime de 985 euros annoncée en décembre à destination du personnel hospitalier. Les syndicats dénoncent cette situation et demandent un traitement équitable de tous les travailleurs des hôpitaux. Des bannières ont été accrochées dans différents établissements avec le slogan "Sommes-nous invisibles?" pour défendre les agents d'entretien, indiquent lundi la CSC et la FGTB dans un communiqué.

Les syndicats CSC et FGTB ont appelé mercredi à l'organisation, le 29 mars prochain, d'"une large journée d'actions assortie de grèves dans diverses entreprises et organisations du pays". Les syndicats exigent que les secteurs en bonne santé malgré la crise puissent accorder des augmentations de salaire supérieures à 0,4%. Le syndicat libéral, lui, n'appelle pas à la grève mais mènera des actions de sensibilisation.

Le front commun syndical ne prendra pas part à la prochaine réunion de concertation sociale mercredi. Les syndicats ne souhaitent plus négocier avec le patronat une norme salariale de 0,4%, calculée par le Conseil central de l'économie. "Il est impossible de négocier des augmentations salariales suffisantes à l'intérieur d'un carcan aussi étriqué", affirment-ils mardi dans un communiqué.

Le syndicat chrétien ACV Puls considère mercredi qu'il est possible d'augmenter le salaire des travailleurs, alors que la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a évoqué mardi une marge insuffisante dans le contexte économique actuel. La concertation bisannuelle sur les conditions de travail et de rémunération débutera prochainement.

Près de 2 millions de travailleurs du secteur privé sont appelés depuis la semaine dernière et toute cette semaine encore à désigner leurs représentants au conseil d'entreprise. Covid oblige, un accord facilite le vote électronique ou par correspondance. Avec quelle influence sur le taux de participation ?

Les travailleurs de Carthuplas à Thulin bloquent l'entreprise depuis 6h ce lundi. Pour la CSC, la situation dans l'entreprise est "le récit d'une mort annoncée". La famille Lamerant profiterait de la crise du Covid-19 pour licencier 25% de son personnel et se débarrasser de la délégation syndicale, selon le syndicaliste Rico Zara.

Payer la facture de la crise via une "cotisation temporaire de solidarité". L'idée revient régulièrement sur le tapis depuis l'apparition du virus. Certains, comme le patron de la CSC Marc Leemans, y sont favorables.

"La situation est chaotique et il faut que tout cela se termine", indique mercredi Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC, réagissant à l'annonce du gouvernement démissionnaire.