Tout sur crise

On dit que les ânes seraient des animaux intelligents, mais la race belge est avant tout têtue et refait à chaque fois les mêmes bêtises. A l'exception de quelques périodes de haute conjoncture, ce pays est en crise depuis 100 ans déjà.

Les économistes disent toujours que les Etats-Unis s'en tirent mieux que nous sur le plan économique. Que si la zone euro reste engluée dans une croissance très molle, aux Etats-Unis, la reprise est là depuis quelques années et la croissance est plus forte. Preuve sans doute, à leurs yeux, qu'il faut s'inspirer des Etats-Unis...

Comme l'ont mis en évidence les travaux de Thomas Piketty et d'Emmanuel Saez en particulier, la concentration de la richesse a atteint à nouveau dans les pays occidentaux le niveau extraordinaire qui était le sien à la veille de la Première Guerre mondiale.

Lorsque des turbulences se font jour dans les marchés, les regards se tournent immédiatement vers les banques : pourront-elles absorber les nouvelles pertes qui se préparent? Qu'en est-il du secteur banquier italien?

Le milliardaire et patron de hedge funds George Soros a estimé, lors d'une conférence au Sri Lanka, que l'on était peut-être à la veille d'un nouveau cataclysme financier. La chute des bourses chinoises cette nuit, et ses effets sur les bourses européennes ce matin rendent tout le monde très nerveux.

Ils font monter la Bourse, ils déstabilisent les banques, ils exproprient les épargnants, etc. Les critiques pleuvent sur les banquiers centraux, accusés d'avoir créé une machine infernale.

Les discussions économiques sont souvent émaillées d'affirmations carrées: notre pays est le champion de l'épargne, nous sommes les rois de la productivité, le Hainaut est malheureusement un désert économique, etc. Mais est-ce si sûr ?

Avec la crise qui perdure depuis plus de 7 ans, les caisses des États crient famine et les derniers espaces de liberté fiscale sont systématiquement colmatés - notamment pour ceux qui disposaient d'une épargne à l'étranger.

Dans le dossier grec, ceux qui ont gagné, ce sont les...zombies, c'est-à-dire toutes ces institutions qui ne servent à rien sinon à permettre aux politiques d'être réélus aux frais de la partie la plus productive du pays. C'est l'avis de l'Américain Bill Bonner, commentateur avisé et mordant de l'économie mondiale.

Au lendemain d'une séance noire, les Bourses européennes relativisaient un peu mardi affichant des baisses mesurées à l'ouverture, en cette journée fatidique pour la Grèce avec la concrétisation attendue et redoutée de son défaut de paiement.

Les marchés financiers, Bourses européennes et asiatiques en tête, étaient plombés lundi par les craintes de voir la Grèce sortir de la zone euro alors que le pays fermait ses banques pour tenter de préserver son système financier après l'échec des discussions avec ses créanciers.

A quelques jours d'un possible défaut de paiement de la Grèce, le Premier ministre Alexis Tsipras cherchait mardi l'appui des leaders des partis d'opposition, leur confiant selon l'un d'eux qu'il était encore prêt à faire "deux ou trois gestes" vers l'UE et le FMI.