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Les banques Crédit agricole et Centea, ancienne filiale de KBC reprise en juillet 2011 par le Crédit agricole, fusionneront le 4 avril 2013 pour former la banque Crelan, a annoncé lundi la banque dans le cadre de la publication de ses résultats semestriels.

L'agence de notation Moody's a abaissé jeudi la note de 15 grandes banques occidentales possédant des activités de marché mondiales, cinq américaines, trois françaises, deux suisses, trois britanniques, une canadienne et une allemande.

Le groupe Crédit Agricole a réalisé l'an dernier un bénéfice de 55,5 millions d'euros, contre 45 millions d'euros l'année précédente. Cette croissance est liée à l'acquisition de Centea. "Sans Centea, le résultat aurait été moins élevé qu'en 2010", a indiqué mercredi le CEO du groupe Luc Versele. Cette baisse est notamment liée aux frais de la fusion (68 millions sur trois ans), la taxe bancaire et les marges réduites en raison de la lourde concurrence.

2011, annus horribilis pour les banques hexagonales qui ont malgré tout, dans l'ensemble, limité la casse. Voici les 4 principaux obstacles qui se sont dressés devant elles... et le nom de celle qui a franchi la ligne d'arrivée loin devant ses rivales.

L'agence de notation Standard and Poor's (SP) a abaissé d'un cran les notes de trois grands groupes bancaires français (Société Générale, Crédit Agricole, BPCE) et privé de son "triple A" la Caisse des dépôts, bras financier de l'Etat français, selon un communiqué publié mardi.

C'est une des conséquences structurelles de la crise : le paysage bancaire du pays se modifie sensiblement. Face aux quatre principales enseignes du marché belge (BNP Paribas Fortis, KBC, Dexia, ING), une poignée de challengers s'affirme. Avec vigueur.

Crise de la dette grecque oblige, Moody's envisage sérieusement d'abaisser la note de BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole, ainsi que celle de la banque franco-belge Dexia.

Un document de Morgan Stanley évalue l'exposition totale de Dexia à la crise de la dette européenne à 10,6 milliards d'euros (dont près de 7 milliards de dettes souveraines), soit 119 % de sa valeur nette. La banque franco-belge est la 2e institution la plus exposée d'Europe.

Tous les scénarios avaient été envisagés, de la victoire à la défaite. Mais pas celui de la polémique : en Afrique du Sud, l'équipe de France met ses sponsors dans l'embarras. Par contre, d'autres se frottent les mains.

Crédit Agricole, Citigroup, Credit Suisse, UBS, Deutsche Bank, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Morgan Stanley : ces huit institutions financières feraient l'objet d'une enquête conjointe d'Andrew Cuomo, procureur général de New York, et de la SEC, le gendarme boursier américain. Elles auraient fourni des informations erronées aux agences de notation afin d'obtenir de meilleures notations pour leurs titres immobiliers.

Tempête au sein de la Febelfin, la fédération du secteur financier belge : le Crédit Agricole et Argenta menacent de claquer la porte. Les petits acteurs bancaires de Belgique ne supportent plus que leur avis ne soit pas écouté lors de discussions au sujet de la crise.