Tout sur CPAS

Mise en cause, vendredi soir, par plusieurs associations d'aides alimentaires bruxelloises qui dénoncent son modèle de fonctionnement, la start-up Happy Hours Market se défend. "Aujourd'hui de plus en plus de personnes ont du mal à joindre les deux bouts sans pour autant avoir le droit de bénéficier d'aides publiques. Nous les aidons sans discrimination à accéder à des aliments frais et variés à faible coût (50% du prix affiché en magasin) dans un créneau horaire différent", explique samedi son porte-parole.

En 2020, la hausse du nombre de recours au CPAS a été progressive, mais relativement modérée, commente le responsable de la Fédération des CPAS wallons Alain Vaessen dans La Libre Belgique. Il s'attend désormais à 30% de personnes bénéficiaires du revenu d'intégration sociale en plus d'ici fin 2022.

Le gouvernement a accordé deux subsides exceptionnels au bénéfice des acteurs de l'aide alimentaire et des CPAS pour un montant total de sept millions d'euros, indique samedi dans un communiqué la ministre en charge de l'Intégration sociale et de la Lutte contre la pauvreté, Karine Lalieux (PS).

En période de haute conjoncture, le nombre de demandeurs d'emploi est bas et les postes vacants sont plus difficiles à pourvoir. Si l'économie baisse de régime, ce problème devrait se résoudre de lui-même mais, comme le révèlent les chiffres du Steunpunt Werk, ce n'est pas un effet que nous devons escompter dans les années à venir. L'impact du vieillissement de la population fait que l'offre insuffisante sur le marché du travail restera réalité au cours de la prochaine décennie.

Les CPAS, sous pression financière, doivent sabrer dans les aides complémentaires, ce qui a des effets néfastes sur la pauvreté globale, stipule un rapport de Ricardo Cherenti, collaborateur scientifique auprès du Centre de recherche en inclusion sociale de l'UMons, relayé lundi par Le Soir. Les CPAS en viennent, en somme, à aggraver la précarité.

Colruyt a lancé un projet pilote à Hal et propose un service navette gratuit à ses clients. Le but est de faciliter la vie aux personnes fragilisées et qui ont du mal à se rendre dans un supermarché. Le projet fonctionne en collaboration avec le CPAS local.