Tout sur Cour des comptes

Récemment, la Cour des comptes a publié un rapport qu'elle a rédigé sur les sanctions imposées par le fisc. Il en ressort, assez logiquement, que les contribuables qui ont conclu un accord avec l'administration fiscale se voient en général imposer des sanctions (amendes et accroissements d'impôt) plus faibles que ceux qui ne l'ont pas fait.

La réduction de recettes fiscales liée à la deuxième phase du Tax shift, qui atteint 462,6 millions d'euros, et que le gouvernement fédéral a retiré de l'effort structurel dans le budget 2018, en guise de correction, n'a pas fait l'objet d'un accord au comité de concertation. Elle n'est dès lors portée ni par l'entité I ni par l'entité II dans le programme de stabilité 2018-2021 transmis à l'Europe, note la Cour des comptes dans son rapport sur l'ajustement budgétaire.

Dans 'Het geld is op. De financiële putten van België' (que l'on pourrait traduire par 'Il n'y a plus d'argent. Les puits financiers de la Belgique'), le journaliste du Trends néerlandophone Alain Mouton raconte l'histoire des tentatives impuissantes entreprises par nos politiciens ces dernières décennies pour mettre de l'ordre dans les dépenses publiques. Wilfried Martens, Jean-Luc Dehaene, Guy Verhofstadt, Yves Leterme, Herman Van Rompuy et Elio Di Rupo s'y sont cassé les dents. Avec le gouvernement Michel, il n'en va guère autrement. Une prépublication exclusive.

Le gouvernement va emprunter un milliard d'euros pour financer des investissements dans le rail, dont le RER. Un projet dont les errements sont détaillés dans un déprimant rapport de la Cour des comptes.

La situation économique et sécuritaire, qui rend plus difficile les prévisions de recettes fiscales, ne peuvent pas expliquer totalement le trou de 4,2 milliards du budget fédéral. Alors, on cherche la solution dans le terreau idéologique du très libéal ministre des Finances, Johan Van Overtveldt.