Tout sur Corée du Sud

Le numérique nous promet de gagner la bataille contre l'épidémie. Nos autorités doivent néanmoins réfléchir au juste équilibre entre nos libertés et l'intérêt général. Faut-il, en effet, rappeler que les mesures prises en septembre 2001 sont toujours bien présentes sans que leur efficacité ait été démontrée ?

La Bourse de New York, comme sur des montagnes russes depuis une semaine, repartait à la baisse mercredi à l'ouverture malgré les milliards mis sur la table pour aider les ménages et entreprises à faire face au coronavirus.

La "Chinisation" de l'économie mondiale est un fait indéniable. La Chine joue aujourd'hui un rôle beaucoup plus important qu'en 2003 lorsque le SRAS l'avait frappée. La part de la Chine dans le PIB mondial en dollars est aujourd'hui proche de 16%, soit 4 fois plus élevée qu'en 2003 ; sa contribution à la production manufacturière mondiale a triplé et atteint désormais 31% ; le poids qu'elle représente dans les dépenses touristiques mondiales est passé de 3% en 2003 à 18% aujourd'hui.

La compagnie aérienne allemande Lufthansa prolonge son arrêt des vols vers la Chine et supprime tous ses vols jusqu'au 24 avril de même que ses filiales SWISS et Austrian Airlines. Les compagnies suppriment aussi leurs connexions vers l'Iran jusqu'au 30 avril.

Les Bourses mondiales cédaient à la panique lundi face à l'accélération de la propagation de l'épidémie de coronavirus au-delà de la Chine, et qui fait de plus en plus pression sur l'activité et la croissance économiques. A 10H30 (09H30 GMT), les places de Paris, Francfort, Londres, Madrid et Zurich chutaient de plus de 3%. Celle de Milan s'effondrait de plus de 4%. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro abandonnait 3,6%.