Tout sur Conseil Central de l'Économie

Le gouvernement fédéral a approuvé, lors d'un Conseil des ministres électronique, un avant-projet de loi et un arrêté royal visant à mettre en oeuvre les mesures prévues dans l'accord social conclu entre les partenaires sociaux dans le contexte de l'accord interprofessionnel 2021-2022.

Une grève générale en pleine crise économique et sanitaire, quand plusieurs secteurs sont en arrêt forcé depuis des mois, c'est déjà particulier. Mais quand, en plus, cette grève vise à obtenir une hausse des salaires alors que le PIB vient de plonger de 6,5%, cela devient incompréhensible. Les syndicats seraient-ils donc devenus fous ? Eh bien, peut-être pas.

Le front commun syndical ne prendra pas part à la prochaine réunion de concertation sociale mercredi. Les syndicats ne souhaitent plus négocier avec le patronat une norme salariale de 0,4%, calculée par le Conseil central de l'économie. "Il est impossible de négocier des augmentations salariales suffisantes à l'intérieur d'un carcan aussi étriqué", affirment-ils mardi dans un communiqué.

Le président de la FGTB estime que la fixation d'une norme salariale représenterait une menace pour la paix sociale, alors que patrons et syndicats doivent prochainement entrer dans le vif du sujet des négociations pour la conclusion d'un accord interprofessionnel (AIP) 2021-2022.

Les discussions sur un accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020 semblaient "longues et difficiles" lundi, apprend-on de la table des négociations. Syndicats et patronat sont rassemblés depuis 9h00 au siège de la FEB (Fédération des entreprises de Belgique) à Bruxelles pour négocier la future marge salariale.

Une marge salariale à 1,1% constituerait un bon début dans les négociations sur un accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020, mais il ne s'agit que d'un élément dans l'ensemble du dossier, ont rappelé lundi matin Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC, et Robert Vertenueil, président de la FGTB. Syndicats et patronat se retrouvaient lundi au siège de la FEB à Bruxelles pour négocier cet AIP. "Nous venons aujourd'hui avec un état d'esprit volontariste", ont affirmé les responsables syndicaux.

Le Premier ministre Charles Michel a déploré la grève nationale de ce mercredi et appelé employeurs et syndicats à reprendre leurs négociations. "Il n'y a pas d'alternative", a-t-il affirmé dans un communiqué.

La grève nationale du 13 février va coûter beaucoup d'argent à l'économie et ternir l'image de la Belgique en tant que pôle d'attraction des investissements. C'est ce qu'affirme Alain Mouton, rédacteur au Trends néerlandophone.

La concertation entre patrons et syndicats au sein du Groupe des dix a échoué. Les représentants des travailleurs n'acceptent pas la "maigre marge salariale" de 0,8% et "la position rigide des employeurs". Ils ont dès lors décidé de passer à l'action, ont-ils annoncé mardi après avoir consulté leurs instances respectives. La CSC, la FGTB et la CGSLB organiseront une grève nationale le mercredi 13 février, dans tous les secteurs et à travers tout le pays.

La nouvelle norme salariale qui débouchera de la réforme de la loi de 1996 comprendra une marge de sécurité et offrira une meilleure garantie d'évolution modérée des coûts salariaux par rapport aux trois principaux pays voisins, estime lundi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) dans une première analyse des mesures décidées par le gouvernement.