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Fingen, société de la galaxie Frère, détient désormais 96,4 % de la CNP du même Albert Frère. L'objectif : détenir la totalité du capital... puis radier l'action CNP d'Euronext Bruxelles. Elle quittera le Bel 20 dès vendredi.

Une délégation de l'intersyndicale hennuyère du SPF Finances a manifesté près du domicile d'Albert Frère et du siège de la CNP, à Gerpinnes. Histoire d'évoquer de nouvelles pistes pour renflouer les caisses de l'Etat... mais pas seulement.

Le jeu de chaises musicales financières s'intensifie dans la galaxie Frère. Fingen augmente son offre sur les actions CNP, une opération subordonnée au succès du rachat, par GBL, des 25,6 % d'Imerys détenus par Pargesa... sa maison mère.

L'opération de rachat d'actions CNP aurait un triple objectif pour Albert Frère : revoir ses partenariats, de préparer sa future succession et de donner la possibilité à BNP Paribas, son partenaire dans le holding, de retirer progressivement ses billes.

Fingen, détenue par le holding Erbe dans laquelle participent Albert Frère et BNP Paribas, a lancé une offre d'acquisition de 48,64 euros par action de la CNP. Fingen veut en détenir 90 % minimum.

Albert Frère aurait acquis pour 1,5 million d'euros d'actions CNP depuis le début de l'année. Des opérations menées via le holding Frère-Bourgeois, déjà actionnaire, directement ou indirectement, de plus de 45 % de la CNP.

Cette année, les entreprises belges cotées en Bourse verseront 4,4 milliards d'euros à leurs actionnaires. Sur cette somme, un quart exactement est promis aux actionnaires familiaux. Dont un demi-milliard pour les seules familles derrière AB InBev, Solvay et Colruyt.

Belgian Icecream Group, filiale de la CNP qui rassemble notamment les glaces IJsboerke, est à vendre. Albert Frère a chargé la banque d'affaires Leonardo (dont il détient 19,5 % du capital) de trouver un acquéreur, qui pourrait être Unilever, Nestlé... ou un fonds d'investissement.