Tout sur CNE

Certains employeurs profitent du flou juridique autour du chômage temporaire pour empêcher des travailleurs de bénéficier du salaire garanti en cas d'incapacité de travail pour cause de maladie, dénoncent mercredi les syndicats chrétien et socialiste. En front commun, ils exigent le maintien du salaire garanti des employés.

La CNE dénonce vendredi des abus de "force majeure" d'entreprises qui placent rétroactivement leurs employés malades au chômage temporaire dans le cadre de la crise du coronavirus, au lieu de leur verser un salaire garanti, comme le prévoit la législation. Le syndicat chrétien parle d'attitude "révoltante" mais aussi "socialement irresponsable".

La réunion entre Comeos, la fédération du secteur du commerce, et les syndicats, organisée mercredi soir, n'a pas permis d'aboutir à un accord, ont indiqué les représentantes du Setca et de la CNE à son issue. La proposition partielle déposée par les employeurs est en cours d'évaluation mais s'avère probablement "insuffisante". Une contre-proposition sera faite et les syndicats attendent une réponse définitive pour vendredi au plus tard.

Un Brico a fermé ses portes à Liège par manque de caissiers, le Brico Basilix, à Berchem-Sainte-Agathe a fait de même face à une situation "incontrôlable" et le personnel du Planit, plus gros magasin de Bruxelles est aussi rentré chez lui mardi, a indiqué à Belga Jalil Bourhidane, secrétaire permanent Commerce à la CNE. La direction n'a de son côté toujours pas donné la consigne de fermer. "Inconscient", dénonce la CNE.

Le plan d'avenir "Reboot" de Brussels Airlines, élaboré par la direction de la compagnie aérienne, est "pire qu'un plan social", assènent la CNE et son pendant flamand ACV Puls dans un tract envoyé à leurs affiliés et qu'a pu consulter l'agence Belga. Le syndicat chrétien demande à l'entreprise d'être claire et honnête avec ses travailleurs et l'appelle à communiquer au plus vite ses intentions en ce qui concerne l'emploi en son sein.

Les travailleurs des assurances réclament une meilleure répartition des bénéfices. Des actions sont prévues en début de semaine. La première débutera lundi dès 7 heures du matin au siège de Belfius Insurance à Bruxelles. "Les propositions de la fédération professionnelle Assuralia ne sont pas en phase avec un secteur en plein essor", estime la Centrale nationale des employés (CNE).

Les travailleurs des assurances réclament une meilleure répartition des bénéfices. Des actions sont prévues en début de semaine. La première débutera lundi dès 7 heures du matin au siège de Belfius Insurance à Bruxelles. "Les propositions de la fédération professionnelle Assuralia ne sont pas en phase avec un secteur en plein essor", estime la Centrale nationale des employés (CNE).

Les représentants du personnel de la Fnac sont sortis "dépités" de leur rencontre avec la direction mardi soir. De nouvelles assemblées générales vont être organisées et des actions suivront, ont indiqué à l'agence Belga Laurent Gerriti Gerbi (Setca) et Anne-Marie Dierckx (CNE). Le personnel s'était mobilisé lundi pour protester contre le licenciement de 26 travailleurs.

Des arrêts de travail au sein du personnel de Ryanair commenceront mercredi au Portugal. Le personnel basé en Belgique ne participe pas à ces grèves mais les aéroports du pays pourraient être touchés par ces arrêts. Selon la CNE, citée par La Libre Belgique, la direction de la compagnie aérienne a par ailleurs demandé au personnel basé en Belgique de remplacer les hôtesses et stewards grévistes portugais sur plusieurs vols. Bref de "casser" le mouvement, déplore le syndicat.

Plusieurs dizaines de délégués syndicaux bloquent les accès du site de la centrale nucléaire de Tihange depuis ce mardi 4h du matin. L'action devrait se prolonger toute la journée, a-t-on appris de source syndicale, confirmant une information de la RTBF.

Des milliers de travailleurs du non marchand ont manifesté mardi matin à Bruxelles, à moins de 20 jours des élections du 26 mai, pour défendre un secteur qui dénonce notamment un sous-financement, des conditions de travail difficiles et une pénurie de personnel. Les manifestants étaient au nombre de 8.000, selon la police, et près de 9.000, de source syndicale. Les syndicats attendaient entre 6.000 et 8.000 personnes.